Knd. de MeUàiha, p
2. M. Scheil tradait Mtinu par hôte, hospes^ par contraste avec aiib, oà il Toit l'habilant fixé à demeure. Mais cLSib peut très bien élre une forme de Hbu (voyez Delitzsch, H. W., p. 652] et désigner Vancien da Tillage, que nous trouTons menUonné fréquemment dans les textes, et déjà dans Tobélisque de Maniôlu-su. Pour le ItdUinu, on songe lout naturellement à kâtu (main). — Les conseillers {ameluti ia terni su) paraissent une espèce de Judiees fMrivati, car la même qualification sert à désigner ailleurs les fonctionnaires du clan ou ceux du roi.
3. Voyez l'exemple que J*al cité dans les Origines de rancienne France, t. I, p. 442.
4. Imprécations terribles et répétées contre celui qui fait c enlever la pierre, la fait Jeter à Peau ou au feu, cacher en terre, maçonner dans les briques, emprisonner dans un mur, mutiler, endommager, ruiner, anéantir t , et emploie à cette besogne, pour se soustraire à la vindicte divine, un inconscient ou un fou.
LE CODE DE HiHMOURlBI. 285
avec rimage des dieux, — pour que lout violateur de la propriété, consacrée par celte présence; porte la peine instantanée de son forfait, pour que toutes les calamités s'abattent fatalement sur lui, en vertu de la conjuration magique qui les énumëre et qui lie les dieux. Delà ces expressions si énergiques, si réalistes par lesquelles les koudourrous menacent des regards irrités des dieux ^ de l'emploi des armes dont la pierre porte la Qgure^, des malédictions irrémissibles' qu'elle énumëre et qui ne manquent jamais le coupable ^
La présence réelle des dieux est aussi évidente dans les koudourrous que dans leurs temples ou dans les statues animées de rÉgypte. C'est en présence de Samaâ, de Harduk, d'Anunit que Meliâihu écrit ses volontés sur la stèle et la dresse sur le champ qu'elles concernent^ C'est dans des termes dont le sens littéral, trop affaibli par les traducteurs, ne laisse aucun doute sur leur réalisme que les dieux sont conjurés : « Que tous les grands dieux qui existent dans cette pierre^, dont les armes s'y révèlent'', dont la demeure y est visible ou fixée^, dont les figures y sont incrustées*, frappent de calamités inéluctables, etc. »