‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 120 sur 176 · LE GODE DE HAHMOURABI · texte numérisé non relu

LE GODE DE HAHMOURABI

G^eat le mot ^Ivikoç^ simple transcription du mot sémitique Beith-El (Bti'ili, demeure de Dieu, nom habituel du temple chaldéen), qu'illustre si parfaitement Phistoire du songe de Jacob^

Voici maintenant Hermès. Les interprétations les plus contradictoires sont nées à son sujet. Pour les uns, il est la personnification des révolutions du ciel, pour d'autres, le dieu de la génération^ pour une école plus récente, le dieu du vent, etc. La clef de son origine ne se trouverait-elle pas tout simplement dans sa ressemblance avec Nabû? Celui-ci est le flls de Bel-Marduk, du grand dieu du ciel, comme Hermès le flls de Zeus. Il est personnifié par la planète la plus rapprochée du soleil, précisément Hermès-Mercure^ celle dont la révolution est la plus rapide. Nabû est le dieu qui appelle, qui nomme (nabû)^ le maître de la parole; Hermès Test aussi, c'est lui qui donne à la première femme Pandore et son nom et sa voix'. Nabû est le messager des dieux, porteur de leurs ordres, des tablettes où sont inscrits les destins et où il les inscrit lui-même. Il est dès lors le maître de récriture, le patron des scribes. Hermès est le héraut, le porte-parole xil)puÇ des dieux', il est le A^yioç, il incarne la parole magique à laquelle nul n'échappe.

Nabû est le dieu de la germination, de la végétation. Hermès a eu pour emblème le phallus et la gerbe d'épis. Nabû rend des oracles, comme porteur de la parole divine. Hermès préside à la divination (b\ufrti) par les cailloux (Spiat), parce qu'Apollon lui a soumis les trois vierges, maîtresses des sorts rustiques (Moipai^). Et le ravisseur des troupeaux en devient ainsi le protecteur. U est le gardien nocturne', il veille aux portes*. Gomme Nabû est le seigneur des koudourrous, Hermès est le seigneur des àpYoi XCOoi et des èpji^t. U est le dieu des champs, àr^povfip''^ le dieu des termes, l%ixtp\Lioç^. Il est par excellence rapYeïfavTiQç, le dieu qui se manifeste par Vargos^. N'est-ce pas

1. c Et, lorsque Jacob se réveilla de soa sommeil, il dit : Certes, rÉtemel est en ce lien-ci, sans que je l'aie sa I ... Il prit la pierre dont il s'était servi comme de clie?et, et Térigea en monument, et versa de l'huile dessus, et appela ce lieu Béth-£l... Et cette pierre que j'ai érigée en monument sera une demeure de Dieu » (Genèse, t. XXVIII, p. 11-22; trad. Reoss, t. I, p. 3S9J.

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