Euripide Electre, y
8. Voyez textes cités, Dictionnaire des antiquités, y Bermai, p. 131 •
9. L'épiihète ofY&VfavrTjc, fréquente dans Homère, a été traduite à tort par c meurtrier d'Argus >. Elle me parait, de même que le mythe d*Argus, en étroit rapport avec Vargos liihos. Dans le principe, Argus n'a pas mille yeux,
lui que personnifie i'ar^o; lithos quand il affecle la forme conique ou ovoïde du phallus? De nombreux témoignages nous le montrent sous cette forme ^ Pausanias Ta vu de son temps encore adoré ainsi à Cyllène en Elide^ et représenté par une pierre grossière dans son propre temple d^Hyette en Béotie'.
A leur forme, leur couleur (d'ordinaire noire) ^ leur provenance (souvent des aérolithes)^ ces argoi empruntaient leur caractère sacré. Ils étaient des demeures du dieu, des béthyles. Et j'estime que rspoç primitif ne Ait pas autre chose. C'est à peine s'il diffère par le nom d^un argos panoptès* .
Dans le combat des dieux que décrit Homère au XXP chant de V Iliade j Minerve lance à la tète de Mars un 5poç (o3poç) qui le ren-* verse tout du long sur le sol. Et voici ce qu'est cette arme de jet improvisée : « Une pierre noire, fruste, énorme, que les premiers hommes avaient placée pour borne (oSpoç) d^un champ ^. »
Au chant XXII, le mot oupoç reparait dans le verbe dhcoupau>, et, fait notable, non pas seulement avec Tacception d'abomer^ mais au sens même d'acquérir la propriété*.
Exactement comme les koudourrous, pierres sculptées et ornementées [asûmitu), avaient succédé chez les Ghaldéens aux simples obélisques ou aux pierres phalliques, de même chez les Grecs les Hermai succédèrent aux ar^ot et aux orot primitifs. C'est certainement à cette substitution que fait allusion Pausanias quand il remarque que les argoi liihoi étaient pour les Grecs des premiers temps Tobjet de la môme vénération dont jouirent plus tard les monuments figurés (àx,aX(jiiTa^). Et rien prouve-1-il mieux que la multiplication infinie, la
mais trois ou quatre, et, 8*il a été tué par Hermès ao moyen d'une pierre, c'est que VhermèÈ s'est substitué à Yargoi.
1. Cf. DkUonnaire des antiquités, r Mereurius, p. 1803, note 21.