‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 123 sur 176 · Iliade, XXII, v · texte numérisé non relu

Iliade, XXII, v

7. Pausanias, VII, 22,4 : c Ta «à ïxi iraXaiotepa xal toîç uâatv TSXXr,« njioç •sûv ovtI àraXiiaTcov elxov àpyol X(0o( > (Dictionnaire des antiquités, v* Àr^i lUhoi, p. 413, note 4).

LE CODE DE flAMMOURÀBI. 289

vogue immense des Hermai, la profondeur et retendue des racines qu'avait poussées dans l'antique Hellade le culte du dieu protecteur des bornes, dont j'ai cru entrevoir le prototype dans le Nabû chai* déen?

Les développements qui précèdent et les conclusions qu'on en peut tirer ne sauraient infirmer en rien, tout au contraire, la thèse exposée avec tant d'éclat par Fustel de Coulanges, que c trois choses ont eu entre elles, à Torigine, un rapport manifeste et paraissent avoir été inséparables : la religion domestique, la famille, le droit de propriété »^ Cette proposition, sauf la réserve que je vais faire, je la crois la vérité même. Elle se vérifie et pour la protection de la demeure par des divinités domestiques, et pour les champs euxmêmes où certains koudourrous conjurent, à côté des grands dieux, le lamassu du propriétaire. Seulement, le caractère sacré de la propriété familiale n'est qu'une manifestation du culte plus général de l'animisme magique. Ce culte a pu servir aussi bien, et il a servi, en réalité, à constituer la propriété individuelle aux dépens de la propriété familiale. C'est la fin principale qu'ont en vue les kudurru kassites et que devait viser déjà l'érection rituelle de l'obélisque de Maniâtu-su. Elle fut longue à atteindre, car il ressort de ces monuments, séparés par un si long intervalle, qu'au v' millénaire av. J.-C. la propriété du sol était, avant tout, familiale et tribale en Ghaldée et qu'elle Tétait encore deux à trois mille ans plus tard. Tel est le point d'histoire que je voudrai)^ considérer de plus près dans l'étude qui fera suite à celle-ci.

Jacques Flagh.

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