‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 145 sur 176 · N* IX · texte numérisé non relu

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5. 6. Sforza, La fine di Cagliostro, 2* article, Àrch. sior. ital., série V, 1891, t. VII, p. 151 (publie une lettre de M. G. de Luca, du 10 avril 1883, où les souvenirs du fils de Gandini sont enregistrés).

6. Je me permets de renvoyer ici à l'article que j'ai publié dans la Révolu^ tian française sur Faction de la maçonnerie à Rome en 1810. Cf. P. I. Rinieri, Una Unuia di Massonici, Rome, 1901.

Les Go56Bis histobiqubs. — Le premier Congrès internatioDal d'bisloire a été tenu à Paris en 4900. Tenu au milieu du brouhaba de rExposition universelle, ce Congrès n'avall pas répondu aux espérances de ses promoteurs, bien que des communications et des discussions très intéressantes eussent eu lieu dans les sections d'bistoire diplomatique, d'histoire des lettres et des sciences et surtout dans celle d*bistoire des arts et de la musique. Le Congrès de Rome d'avril 4903 Ait admirablement organisé par un comité que présidait Fillustre et vénérable historien P. Yillari, qui avait pour secrétaire général H. Gorrini et pour membres MH. Ascoli, ComparettI, D'Ancona, Balzani, Bercbet, Boselli, Gocchia, Hazzoni, Novatî, Salvioli et Tommasini, dont les trois premiers étaient les délégués du ministre de rinstruclion publique et les autres ceux des Académies des Lineei, de Venise^ de Turin, de Napies, de Florence, de Milan, de Palerme et de rinstitut historique de Rome. Nous avons rendu compte dans la Revue (t. LXXXII, p. 357 et suiv.) de ce Congrès où tout ce que l'Italie compte d'historiens et de philologues était présent et où toutes les nations étaient représentées avec éclat, où la France en particulier avait quarante-quatre délégués. Chose extraordinaire, les vœux formulés par le Congrès n'ont pas été purement platoniques. Us ont même eu une telle efBcacité qu'on peut se demander si, au lieu de se livrer à la lecture d^une foule de dissertations savantes sans aucun lien organique entre elles, les futurs congrès historiques ne devraient pas se borner, d'une part sTcentraliser des renseignements sur le développement des études et de renseignement historiques dans les divers pays, d'autre part à discuter les vœux qui leur seraient envoyés par les comités nationaux ou les savants isolés, en y ajoutant peut-être la discussion de quelques questions particulièrement intéressantes et controversables qui auraient été mises à l'ordre du jour du congrès par le congrès précédent. Le vœu de la section d'histoire ancienne pour la création dans les Universités de cours d'épigraphie a été spontanément réalisé par plusieurs profes-

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seurs italiens. Les vœux de la section de philologie classique ont déjà provoqué diverses publications importantes. L'Institut supérieur de Florence a commencé pour la Toscane le Corpus inscriptionum latinarum medii aem demandé par un vœu du professeur Novati. Le Corpus chartarum Italiae^ demandé par la section d^histoire médié* vale et moderne, est déjà en voie d'exécution par suite d'un accord entre l'Institut historique italien et Tlnstitut historique prussien. La France devrait s'associer à cette entreprise pour la Savoie, le Piémont et la Lîgurie. Le vœu relatif à la communication aux travailleurs des documents diplomatiques jusqu'à 4847 a été réalisé à Vienne et à Budapest. En Italie, on a maintenu la limite de 4845, maïs en admettant des exceptions toutes les fois qu'elles seraient justifiées parla qualité des travailleurs ; en France, maigre nos efforts, on a jusqu'ici décidé de s'en tenir à 4830. La Bavière a étendu les communications jusqu'à 4825. Le Musée archéologique de Reggio Galabria, réclamé par le Congrès, a été inauguré le 45 août 4906, et les fonds pour les fouilles ont été accrus de 6,000 francs. Sur la demande de la section de numismatique, la Société numismatique italienne a élu une commission pour le classement des collections numismatiques médiévales et modernes. Des cours nombreux d'his*toire de l'art ont été créés en Italie à la suite des vœux exprimés par le Congrès. Le gouvernement a également déféré au vœu du Congrès en créant une commission pour la publication des manuscrits de Vinci. Les vœux relatifs à Thistoire du droit ont aussi été écoutés par le gouvernement italien. La Société géographique italienne a commencé le Glossario di nomi terrUoriali italiani demandé par le Congrès. C'est Clément à la suite des vœux du Congrès que le professeur Vailati a été chargé par l'Académie des Lincei d'examiner en vue d'une édition les papiers de Torricelli, que le ministère de l'Instruction publique a décidé de publier des index et catalogues des manuscrits scientifiques, que Tlstituto dei Lincei et l'Islituto Lombardo ont entrepris la publication des œuvres de Volta et qu'enfin six chaires d'histoire des sciences ont été créées à Rome (2), Naples (2), Pâdoue et Turin. Comme on le voit, il n'est plus permis de dire que les Congrès ne servent qu'à fournir des billets de chemin de fer à prix réduits et à permettre aux savants de divers pays de faire connaissance inter poctUa. A ces avantages, qui d'ailleurs ne sont pas négligeables, le Congrès de Rome a prouvé, grâce à la manière vraiment remarquable dont il a été conduit, qu'on pouvait joindre des résultats scientifiques appréciables. La publication des AttidelCon^ gressoiniemazionale di sdenze storiehe^qm est aujourd'hui complète en douze volumes et qui est en vente à la librairie Loescher, à Rome, au

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prix vraiment minime de 4 23 fr. fait le plus grand honneur àM. Gorrini, qui Ta dirigée avec un zèle et un soin vraiment admirables. Cette formidable collection de travaux sur les sujets les plus variés mérite par la valeur de ces travaux de figurer dans toutes les bibliothèques et donne l'idée la plus intéressante de Taclivité qui est déployée aujourd'hui par le monde civilisé dans toutes les branches de la science historique. Le comptcrrendu financier des trésoriers du Congrès n'est pas la partie la moins remarquable des Attù Après une réunion qui a duré neuf jours et où les hôtes de Rome ont reçu une hospitalité magnifique, après la publication de ces douze beaux volumes, la Commission a un excédent de 3,224 fr. qui doivent être employés à des entreprises scientifiques internationales. Les Italiens ont donné là un modèle d^ordre, d^économie et de savoir-faire qui mérite d'être loué et imité.

Le Congrès de Rome avait fixé au mois de septembre 4906 à Berlin la réunion du prochain Congrès, bien que divers membres pensassent, peut-être avec raison, qu*ii vaudrait mieux choisir pour lieu de réunion de petits pays de situation plus centrale et d'un caractère quasi international, comme la Suisse ou la Belgique. La date de 4906 s'est trouvée trop rapprochée. Le Comité d'organisation allemand vient de lancer les invitations pour le mois d'août 4908, du 6 au 42. On peut dès aujourd'hui envoyer son adhésion à un des membres du bureau du Comité : MM. R. Koser, directeur des Archives de Prusse, Edouard Meyer et Ulrich von Wilamowitz-Mœllendorff, professeurs à l'Université de Berlin, César Caspar, privat-docent à Berlin, et L. Koppel, Geheimer Rommerzienrath. Les huit sections sont distribuées un peu difiéremment de celles de Rome : 4 . Histoire de l'Orient. — 2. Histoire de la Grèce et de Rome. — 3. Histoire politique, médiévale et moderne. — 4. Histoire de la civilisation médiévale et moderne — 5. Histoire du droit et Histoire économique. — 6. Histoire religieuse. — 7. Histoire de l'art. — 8. Sciences auxiliaires de l'Histoire. — Les communications pourront être faites en allemand, anglais, français, italien ou latin. Chaque membre du Congrès doit verser un droit d'inscription de 20 francs. Un programme déteiilé sera distribué en janvier 4908. Nous espérons que la France prendra au Congrès de BerUn une part aussi active qu^au Congrès de Rome.

Paix Alphonse Pbtrat. — Nous avons annoncé la généreuse donation par laquelle M""* la marquise Arconati Visconti, née Alphonse Peyrat, a fondé en mémoire de son père un prix triennal de 3,000 tt. qui devra être décerné au meilleur ouvrage en français publié sur l'histoire de France de 4774 à nos jours. Ce prix devra être décerné

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par le conseil de l'Université de Paris, sur le jugement d'un jury composé de quatre professeurs d'histoire de l'Université de Paris et de quatre délégués désignés par TËcole des Hautes-Études, la Société d'histoire moderne, la Société d'histoire de la Révolution et la Société d'histoire de la Révolution de 48. Bien qu'un avis publié dans les journaux ait invité les concurrents à déposer huit exemplaires des ouvrages quMls voudraient présenter au jugement du jury, cet impôt vraiment excessif n'est nullement obligatoire, car le jury choisira l'ouvrage qu'il considérera comme le meilleur, sans se préoccuper si son auteur Ta présenté ou non pour ce concours. Le prix sera décerné pour la première fois en janvier 4908. Naturellement, les ouvrages déjà récompensés dans des concours similaires ne pourront être admis à concourir.

Gabriel Monoo.

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