‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 40 sur 176 · U succéda à Tsevang Baptan en · texte numérisé non relu

U succéda à Tsevang Baptan en

2. Ils étaient estimés à 100,000 c lans i (léangs ou taëls) d'argent.

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tioa et fayeur auprès d'an monarque ami des lettres et des sciences : ils serraient alors le parti de la Chine, et les rapports de Golovin les accusent de partialité pour leurs maîtres. Du moins refusèrent-ils la proposition des Russes d'ajouter dans l'exemplaire latin du traité de Nertchinsk une clause secrète, relative à Albazin, qu'ils eussent été seuls à connaître et à comprendre. A cette époque, en Russie, les religieux de la Compagnie se voyaient en butte aux dénonciations du patriarche de Moscou, Joachim, et aux poursuites du gouvernement. Mais la situation privilégiée des jésuites à Pékin ne se prolongea point, et, à mesure que s'accentuent contre eux les dispositions hostiles, ils se rapprochent de la Russie. Un mémoire en chinois, en mandchou et en latin, remis le 31 octobre 1716 aux Européens en Chine, réclame des nouvelles sur les PP. A. Barros et A. Beauvolier, partis en 1706, sur les PP. J. Provana et R. d'Arc, disparus depuis 1708, et qu'une lettre antérieure signalait à la Russie. Le 25 juin 1717, le P. Stumpf, qualifié de supérieur de la communauté, s'adresse au tsar pour donner avis à l'empereur Charles VI et à Rome de la situation critique où les jette la persécution. Ces requêtes furent entendues du jour où Lang informa le Collège des Affaires étrangères d'un service notable rendu à la Russie par les jésuites. Dans son rapport daté de Pékin, le 21 octobre 1721 , reçu à Moscou le 11 juillet 1722, Lang raconte qu'on avait exigé de lui des passeports pour quatre mandarins chargés d'aller examiner une idole à la Saïasan Eamen' (non loin d'Irkoutsk); déjà il y avait consenti quand un jésuite lui révéla le but réel de l'expédition : il s'agissait d'aller placer des bornes qui serviraient de frontière lors du futur partage. Averti, le Collège des Affaires étrangères eut soin d'interdire l'entrée des mandarins suspects et une enquête n'aboutit qu'à la découverte de vagues antiquités sur le Tchâkoul. Désormais les jésuites trouvèrent à la cour de Russie reconnaissance et dispositions favorables. Izmaïlov eut ordre de recourir à leurs bons oflSces en leur offrant, en retour, le libre passage de leur correspondance par la Sibérie. Les instructions de Sava Yladislavitch sont identiques sur ce point; et celui-ci sut employer les PP. portugais et surtout le P. Parrenin. Dès le 22 avril 1726, il lui adressait une lettre secrète en italien, et, au cours des négociations, l'action du Père fut si sensible et si heureuse pour la Russie que Sava rémunérait l'émissaire des jésuites, un personnage de la cour nommé Masi. Mais Timpor-

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