‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 45 sur 176 · Record Office, Isiue RolU, Michaelmas, m · texte numérisé non relu

Record Office, Isiue RolU, Michaelmas, m

3. Ibid., m. 17. Le 12 mare, Robert devait partir avec Gautier de Masoy.

4. Rymer, II, 4, p. 129. Le 3 jaillet, Robert se tenait prêt à partir avec 120 bommes d'armes, dont 4 baanerets, 29 cbevaliers, 86 écuyers et 120 arcbers. U avait comme gages 8 sons par Jonr.

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claies, bordz, cavenas et autres necessaris pur l'eskippeson de nos chivalx et autres qi sount à passer eu nostre compaignie vers les ditez parties, tous pry qe vewes cestes voiliez mander a viscounte de SuthamplOQ bref par le portour de ceste de faire la purveauce de tottes choses necessairs pur le dit eskippesoD. Geste chose voiliez fere pur l'amour de nous. Le Seint espirit vous ey t en sa garde. Escrit à Suthampton, le xiii' iour d'aust, par Robert d'Artoys, counte de Beaumont^ j>

S'il faut en croire le chroniqueur anglais Adam de Murimuth^ une flotte anglaise de 260 vaisseaux, qui transportait le contingent commandé par Robert, aborda le 48 août près de Brest. Robert chevaucha dans toute la Bretagne et, aidé par les partisans de Jeanne de Montfort, il vint mettre le siège devant Vannes. Blessé dans une attaque assez grièvement, il mourut des suites de ses blessures le 20 novembre, sous les yeux d'Edouard III, qui avait quitté TAngleterre le 23 octobre pour amener en Bretagne les derniers renforts.

Certains chroniqueurs afSrment que Robert d'Artois est mort en Angleterre^. Froissart a même, à cette occasion, conté une petite histoire. Après le siège de Vannes, dit-il, « si demora messires Robers d'Artois un temps bleciés et navrés, si com vous avés oy. En le fin il li fli consilliet et dit, pour le mieulz mediciner et garir, qu'il s'en repairast en Engleterre : car la trouveroit il surgiiens et médecins à volenté. Si crut ce conseil, dont il flst folie, car au retourner en Engleterre il fut durement grevés et appressés de le marée. Et s'en esmurent telement ses plaies que, quant il fu venus et aportés à Londres, il ne vesqui point longtemps depuis, anzois moru de ceste maladie, dont ce fu damage. Si fu ensepelis à Saint Pol de Londres^. » L^exilé aurait ainsi eu une fin malheureuse, digne d'apitoyer les cœurs sensibles : grièvement blessé à la télé, dit-on, il ne put supporter le mal de mer et revint mourir en Angleterre, sa seconde patrie. Et, dans une seconde rédaction de ses chroniques, Froissart ajoute que Robert obtint un sauf-conduit de Charles de Blois, qu'il fût enterré aux Augustins de Londres et que la cour, le roi, le prince de Galles et les princes du sang prirent le deuil'.

Le récit de Jean Froissart est une pure invention. Robert est mort en Bretagne, entre Vannes et Grand«Ghamp®. Le 25 novembre,

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