‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 53 sur 176 · Particulièrement celle de Gaen · texte numérisé non relu

Particulièrement celle de Gaen

3. P. 90, entretien de Taignier avec Conrart et deux ministres. — Livre XII, chap. y, carieux passage sur l'attitude de Mazarin à Tégard des huguenots. — P. 92 du t. 111, procès-verbal d'une émeute huguenote à Montanban, 1656. Si ce procès-verbal est véridique, les protestants se seraient opposés par la violence à l'accomplissement des dernières volontés d'un catholique.

4. 11 est étrange et regrettable qu'il ne soit question des lettres qu'à parUr de la cinquième. M. Gazier nous apprend qu'ensuite Hermant a pris le soin, c craignant pentr^tre une destruction totale », de les reproduire en style indirect dans son manuscrit.

80 BULLBTIR HISTORrQUB.

Épine^ L'éditeur apporte à ces deux nouveaux volumes le même soin qu'au précédent*.

Il était temps que Ton songeât à publier les nonciatures de France. C'est ce que vient d^entreprendre le comité des Archives de Vhùtoire religieuse. Il a conOé à M. Fraikin les nonciatures de Clément YII. Le premier volume va de la bataille de Pavie au lendemain du sac de Rome^. C'est dire que l'intérêt en est surtout diplomatique et politique plus que proprement religieux. Il y est question de Tétat du Saint-Siège et de son rôle dans la péninsule plutôt que des premières manifestations de la Réforme française^, qui auront leur place dans les volumes suivants. M. Fraikin s'est acquitté de sa tâcbe d'éditeur avec un zèle des plus louables. Il nous donne même plus que nous n^étions en droit d'attendre de lui. Gomme Roberto Acciaiuoli cumule avec ses fonctions de nonce, — laïque d'ailleurs, — celles de représentant de Florence, nous avons non seulement sa correspondance avec le Saint-Siège, mais aussi avec les Huit de Pratique et, après la révolution de 4527, avec les Dix de Liberté. De même

1. U fournit même, saiu s'en doaler, des éléments poar la critiqoe da premier de ces miracles (p. 75) : la guérison de la petite Périer est yisible à tons les yeax, et cependant certaines religieuses de la maison Tignoraient encore quinze Jours après.

2. Le solécisme de la p. 384, 1. 3 : c Docteur es droit i est-il dans le ms.?

3. Archives de l'histoire religieuse de la France. Nonciatures de France, Nonciatures de ClémenS VII,,, T. I : Depuis la bataille de Pavie jusqu'au rappel d'Acdaiuoli, 25 février 1525-juin Î527, Alphonse Picard, 1906, in-8% LZXXvii-451 p. L'éditeur commence à Pavie, parce que la nonciature d'Aléandre doit être publiée, dans la même collection, par J. Paquier. — M. Frailiin donne ou cite (lorsq utiles ne sont pas inédites) 225 pièces, plus 14 en appendice.

4. Deux documents de cette nature à l'appendice : 1* un bref à Louise de Savoie, du 29 décembre 1525 {sic), approuvant l'arrestation faite à Lyon d'un prédicateur luthérien. Il s'agit sans doute (M. Fraikin aurait dû nous en avertir) de Maigret (voy. Herminjard, I, 309, 310, 316; d'Argentré, Collectio, II, 7**16; N. Weiss, Bull, du protestantisme français, année 1890, p. 245 et suiv.). Mais alors la date de 1525 doit être (quoi qu'en dise Fraikin, p. 398, n. 3) corrigée en 1524 (il y a d'ailleurs anno secundo), car c'est le 17 décembre 1524 que, de Bêle, de Coct annonce à Farel l'arrestation de Maigret à Lyon, et c'est le 9 mars 1525 que la Sorbonne le condamne; c'est le 8 janvier que l'archevêque de Lyon, conformément aux dispositions du bref, avait commencé les poursuites contre lui et nommé pour le juger deux docteurs de Paris et deux conseillers au Parlement Le fait que le bref est adressé à Louise n'est pas un argument contre la date du 29 décembre 1524, puisqu'elle était régente depuis octobre. Balan, au reste, indique la date exacte. 2* Une bulle aux évèquea de Langres, M&con et Bayeux, à l'abbé de Saint-Médard de Soissons et à l'official de Rouen, 25 janvier 1527, pour conférer à eux-mêmes et à trois docteurs de Sorbonne le pouvoir de juger l'hérésie.

FRANGE. Si

nous avons les lettres qu'il écrit à Gambara, envoyé du pape auprès de Henri VHI.

Évidemment, ces correspondances ne nous révèlent, sur la ligue de Cognac et ses diverses métamorphoses^ rien qui ne nous fût déjà connu. Elles mettent en lumière cependant la faiblesse hésitante de Clément VII et aussi la mollesse de François I"^, grand parleur, grand prometteur, mais plus occupé de chasse et de plaisirs que de politique italienne ^ Et pourtant une idée nouvelle, ébauchée contre nous par Jules II, revient sans cesse dans les lettres de Rome et de France : l'idée italienne, le salut de l'Italie, la liberté de l'Italie. M. Fraikin a résumé tout cela dans une solide introduction*.

A côté de la monumentale encyclopédie calvinienne de M. Doumergue^ il y avait place pour un petit livre sur Calvin. Celui que M. BossERT a écrit pour la collection des Grands Écrivains français est une monographie exacte et sufflsamment complète'. On regrette de n'y pas trouver une effigie plus vivante du réformateur, ni une détermination plus précise de ce que l'auteur de VInstitution apportait de nouveau à la prose française, ni un exposé assez large de ce que M. Bossert appelle <t les destinées du calvinisme » ^, à savoir le rôle du calvinisme dans le monde et son évolution ultérieure.

III. Histoire littéraire. — La thèse de M. Pierre Mârtino, VOrient dans la littérature française au XV W et au XV IW siècle^, est un chapitre de l'histoire des idées, puisqu'elle étudie Tinfluence exercée

1. Voyez, comme document capital, la lettre d'Acciaiuoli à Gambara, de Paris, 17 mai 1526 (n* 213).

2. P. Lxxtv, 1. 1 : f Robedanges », lire (comme il est dit ailleurs) : « Rabodauges ». P. 38 : f La reine-mère », pour : c Madame ». Le» textes sont reproduits avec une scrupuleuse fidélité. Quelques heureuses corrections apportées à la publication de Desjardins.

3. Calvin. Hachette, 1906, 222 p., 1 portr. — P. 23 : « Mais à la même époque Farel, élève de Le Fèvre, disait de lui... » 11 faut lire : f Mais Farel, élève de Le Fèvre, disait, en parlant de ce que Le Fèvre faisait à la même époque... » L'importance de cette correction n'échappera à personne; car il s'agit d'un passage où Farel veut prouver, longtemps après, que Le Fèvre n'a connu que Irès incomplètement la vraie religion. Je comprends d'autant moins le lapsus de M. Bossert que ta phrase de Farel est au plus-que-parfait. P. 39 : f François I*' [en 1533] tiraillé entre deux influences contraires, celle de sa sœur Marguerite qui conseillait la clémence et celle de sa mère Louise de Savoie qui le poussait à la tyrannie. » C'est exagérer l'opposition, toute politique^ que Louise faisait aux idées nouvelles. P. 194 : l'Académie calvinienne ne s'est Jamais appelée c Collège-Université », mais, suivant une habitude alors très répandue, a Université et Collège ».

4. € U [Calvin] trouva ses premiers adhérents dans les masses populaires... » C'est trop faire commencer avec Calvin la réforme française.

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