‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 56 sur 176 · Notamment la conclusion · texte numérisé non relu

Notamment la conclusion

6. P. 243 : c Marmontel, gas de Bart », n'est-ce pas « Bort i qu'il faut lire? U y a quelques antres fautes d'impression. — P. 189, je crains bien que l'an*

si BULlETIIf HISTOEIQinS.

Ce que M. Edouard Rod appelle V Affaire J.-J, Rousseau*^ c est la condamnation par le petit conseil de Genève du Contrat social et de VÉmile. En apparence, ce « n'est qu'un épisode dans Thistoire de la vie de J.-J. Rousseau et dans celle de sa ville natale ». Mais ce qui donne à cette anecdote d'histoire littéraire une valeur et une portée générales, c'est qu^en la personne de Rousseau étaient violées et la liberté d^écrire et la légalité genevoise; que TinterventioD, dans le débat entre Técrivain et la cité calviniste, des c Représentants 9, c'est-à-dire du parti démocratique, en fit une < affaire » politique, si bien t qu^il n'est point excessif de dire que la condamnation d'Emile et du Contrat social fut Tincident qui provoqua la fîn du régime oligarchique dans la république de Genève, peut-être la chute même de cette république »*. On peut même ajouter que ce fut une < affaire » européenne, Tune des plus sérieuses escarmouches, avant la grande bataille de 4 789, où se soient mesurés l'esprit conservateur et Tesprit révolutionnaire.

C'est de ce drame que H. Rod (en s'appuyant sur les manuscrits de Neuchàtel, de Genève, sur les archives de Coppet, de Bessinges, etc.) a résumé les péripéties émouvantes. Avec ce sens psychologique affiné qui est la marque de son talent, il nous a peint les hésitations, les lassitudes de Rousseau ; le grand homme est entraîné presque de force dans la mêlée des partis, et c'est un peu malgré lui qu'il devient leur instrument et leur symbole. Les Lettres écrites de la Montagne ne sont pas exclusivement son œuvre : elles résument les aspirations des adversaires de Toligarchie.

M. Rod, par un scrupule d'art et d'élégance^ semble regretter que Jean-Jacques ait joué son rôle dans cette bataille. Encore qu'il se défende (p. viii) d'avoir cherché à rapprocher cet épisode de certains « événements actuels », ce n^est pas exclusivement à l'adresse des « Représentants > que furent écrites telles pages chagrines contre le pédantisme des légalitaires^, la tendance des révolutionnaires à tou-

tear n*ait broaillé ses fiches : M"* da DefTant raille le noayeaa Parlement, c Sur ce terrain, Voltaire était an allié... » Or, Voltaire est pour le nooveaa Parlement II aurait fallu écrire : c Un allié pour le ministère, t

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