G. MONOD
ANGLBTBRR8. 4^
(Suite^.)
Si ToD veut avoir une idée juste du caractère et de la poUtique d'Olivier Gromwell, il faut lire ses discours et ses lettres. Tous les historiens connaissent le recueil qu'en a fait Ca<le. Il est devenu classique. Une réédition en a été donnée par la librairie Metbuen^. Le travaU de revision a été confié à Miss S. G. Louas^ qui continue actuellement au P. R. 0. l'inventaire des State papers (série Domestic). Elle s*en est acquittée avec tout le soin désirable. On a finalement reproduit la 3* édition donnée par Garlyle (4849), avec le commentaire qu'il a donné du texte et qui est d'une saveur si originale. Môme les pièces de l'appendice^ qui sont des additions fournies à Garlyle après la 4'*' et la 2^ édition de son ouvrage, ont été conservées à cette place au lieu d'être distribuées à leur place chronologique. Seulement M"** Lomas a revu les textes publiés par Garlyle sur les originaux ou sur les copies qui nous en sont parvenus; elfe a corrigé maint passage, ajouté des notes qui complètent ou rectifient celles de Carlyle, enfin apporté à son tour un notable supplément de 449 numéros. Tout cela est parfait. Hais on regrettera que Ton n^ait pas fondu ensemble les anciens matériaux et les nouveaux, dans une seule suite chronologique. Objectera-t-on que ce classement aurait altéré le caractère du commentaire de Carlyle? M. Firth, dans une introduction, a donné les preuves les plus variées, parfois les plus piquantes, de l'inaptitude de Carlyle aux travaux d'érudition : Carlyle n'a pas cherché à donner un recueil complet des écrits de Cromwell et il en a volontairement omis d'importants; il n'a pas su discerner les vrais des faux et s'est laissé duper par un imposteur, ignorant d'ailleurs autant qu'imprudent^ William Squire^-, mal renseigné (il l'avouait lui-même) sur Thistoire de T Angleterre avant et après Cromwell, dominé par ses passions politiques, au point de ne pouvoir apprécier les événements et les hommes du xvii* siècle qu'à la mesure