Voy. op. eU., t. H, p
Rbv. HwTOi. XGIV. 2* FA8C, 16
242 GHÂELBS MOLUflER.
Cathares, différents sous ce rapport des anciens Yaudois, laissaient bien plus les femmes dans leur sphère naturelle^ » Des textes, en assez grand nombre, nous représentent des parfaites se livrant à la prédication, c'est-à-dire exhortant les fidèles de la secte et exerçant auprès d'eux le ministère de la parole, en même temps qu'elles accomplissent, il semble, certains rites du culte cathare, les moins solennels, ceux ipii reviennent le plus fréquemment, au moins la bénédiction du pain et des mets qui figurent aux repas dont elles pfannent leur part. Elles reçoivent aussi des croyants ^ dans les mêmes circonstances où cela s'exécute pour les parfaits et avec la même régularité, le témoignage obligatoire de respect, que les inquisiteurs désignent dans leurs r^istres par le terme abusif ^adoraiion'^.
Des rapports d'affection profonde rattachent les parfaits aux parfaites. D'après un renseignement qui nous vient de la justice inquisitoriale, ils se donnent entre eux les noms de frères et de sœurs^. Toutefois, quelle valeur faut-il attribuer à l'assertion d'un écrivain catholique du milieu du xii^ siècle, le moine de l'ordre des Prémontrés, Éverwin d'Helfenstein, prévôt de Stein-