‹ La question des fausses décrétales, Volume 94Chapitre 92 sur 176 · Voj. op, cU,^ t. Il, IHA,, ui supra · texte numérisé non relu

Voj. op, cU,^ t. Il, IHA,, ui supra

2. Nous citerons quelques-uns de ces textes décisifs. Nous les empruntons à ce même manuscrit des Archives de la Haute-Garonne dont nous nous sommes déjà servi à plusieurs reprises. « Adjecit etiam ipsa testis quod venerunt Arsendis Bore lia et Fabressa et Ermengarda de Vestiaco lierelice que stabant ibi. Et ibi ipsa testis et predicta Maencia steterunt continue cum predictis hereti* cabus, comedentes ibi cum predictis hereticabus continue ad eamdem meosam et de comestionibus earum ; et in quolibet génère cibi et potus noviter suropto dicebant ipsa testis et predicta Maencia : Benedicite, et ipse heretice respondebant : Deus vos benedicat. Et vidit ibi ipsa testis pluries cum predictis bereticis et hereticabus predictos Petrum de la Cauna, dominnm domos, et Gaillelmum et Brunam, uxorem predicti Pétri de ia Cauna; qui omnes, ipsa teste vidente, et ipsa testis et predicta Maencia, adoraverunt pluries predictas hèreticas, et pluries audierunt predicationem et moniliones dictorum heretlcoram et bereticarum. » — < Qui omnes adoraverunt pluries ipsam testem et sociam (jus hereticas... et pluries audierunt verba et monitiones earum. Diût etiam quod venerunt ibi semel ad audiendum ipsam testem et sociam ejns hereticas non simol... Petrus Raimundus de Ravato, filins predicte Ave msjor, et ftaimundus de Lordenaco; qui ambo sicot venerunt adoraverunt ipsam testem et sociam ejns hereticas, et audierunt verba et monitiones earum. » — c It«m dizit quod venit ibi semel ad videndum ipsam testem et sociam ejus hereticas quedam filia conjugata predicte... cujus nomen ipsa iestis ignorai; queadoravit ibi ipsam testem et sociam ejus hereticas, et audivit verba et monitiooes earum. » Fragment de l'interrogatoire d'une femme dont le nom n'est pas mentionné.

3. Voy. Schmidt, op, dU^ t. II, p. 96, et n. 2 de la même page.

L*£GLISB £T LA SOClinf CiTHARES. 243

feld, en vertu de laquelle les parfaits auraient eu l'habitude de se faire accompagner dans leurs courses par des parfaites^ et cela à l'imitation des apôtres, qui parfois emmenaient avec eux des femmes dans leurs voyages? Schmidt a cité ce document curieux, mais n'a pas cru devoir considérer comme exacte l'indication qui y est contenue. « Nous n'avons pas trouvé un seul fait, dit-il, qui confirmât l'assertion d'un auteur, que les parfaits avaient la coutume de voyager avec des parfaites; celles-ci n'avaient même pas le droit de manger à une même table avec les hommes, et les parfaits évitaient, suivant le témoignage même des adversaires, comme un des péchés les plus graves, de toucher à une femmes »

L'historien a raison en principe, et nous sommes de son avis. Les fedts allégués par lui sont hors de doute. En ce qui concerne surtout l'éloignement des Cathares pour la société des femmes, par crainte d'une chute qui aurait été pour eux la plus funeste, les renseignements sont multipliés et formels. Guillem Âutier ne touche jamais une femme, et, avec d'autres prohibitions auxquelles il s'est astreint, c'est une des raisons de la sainteté de sa vie^. H y a là un sentiment de réserve et de pudeur extrêmes, que les croyants connaissent de reste, et auquel ils conforment soigneusement leur conduite, par peur d'y porter atteinte. Dans les sentences publiées par Limborch, une condamnée a évité de toucher un disciple de Pierre Autier, un certain Pierre Sans, parce qu'elle avait découvert en lui un de ces hérétiques qui font profession de ne pas toucher les femmes et ne se laissent pas toucher par elles».

1. Voy. Schmidt, op, ct(., t. II, p. 96, et n. 3, 4, 5 de ta même page.

2. «... Ipse non comedit carnes, sagimen, ova, caseam, lac, et in anno facit très qnadragesimas, et qaalik>et septimana jejunat tribns diebns in pane et aqaa, et est honeste vite quia non tangit malîerem, nec mentitur, nec aliqaid TiTens interficit... » Bibi. du Vatican, fonds da Vatican, ms. 4030, fol. 59 G. Le texte d*oà ces lignes sont extraites a été déjà indiqué plus hant.

3. c iDterrogata, si tune sciebat dictum Petram Sancii esse hereticum, respondit et in Jadicio confessa fuit qnod et predicta Guillelma dixit sibi illa vice qua Tidit Petrum SancU quod non tangeret ipsum, et dédit sibi inteliigere, et ipM que loquitur intellexit quod erat de secta Pétri Auterii et aliorum hereticorom, de quibus ipsa alias sciverat et audierat quando veniebant ad domum soam et Tiri sui, quod dicunt quod non tangunt mulierem nec permittunt se tangi a muliere, et ideo ipsa non teligit lune dictum Petrum Sancii quia repntabat ipsum esse hereticum et de secta hereticornm. » I4b» sentent. Inquis, tMos., fol. 68 b, 69 a.

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Il ne faut rien exagérer cependant, ni voir en tout cela une pratique qui ne souffrît pas d'exception. Sans doute, on ne saurait faire de cette réunion d'un parfait et A'mhq parfaite voyageant ensemble une habitude en quelque sorte constante, comme le voudrait Éverwin, et le résultat d'une règle presque obligatoire. C'est plutôt séparément que, dans leur existence quotidienne, vivent les hérétiques des deux sexes. Nous le savons fort bien, ils ont leurs demeures à part. Lorsque, pour se mettre en sûreté, ils jugeaient devoir se retirer dans quelque solitude, les hommes élevaient une cabane pour eux et les femmes s'établissaient à l'écart dans une autre*. Parfaits et parfaites ne s'en réunissaient pas moins dans certaines circonstances. C'était quand il s'agissait de déjouer à tout prix les soupçons d'ennemis acharnés à leur perte. Bien ne pouvait mieux les servir en pareil cas que l'association de leur existence, puisque leur aversion bien connue pour un rapprochement de ce genre était, ainsi qu'on vient de le voir, dans la pensée de leurs contemporains un des signes auxquels on les reconnaissait le plus sûrement. Des textes d'Inquisition nous ont transmis le témoignage de semblables expédients imposés à ces proscrits par la nécessité. Ils nous donnent également le détail des précautions pleines d'ingéniosité et de délicatesse, par lesquelles ils essayaient d'en établir la vraisemblance, ou d'y atténuer tout ce qu'ils pouvaient y redouter de péril pour l'observation de leurs engagements les plus chers ^.

1. c Et vénérant (sic] ibi qaadam die Bernardus Rossel de Pradis; non tamen adoravil eas, aed crédit quod adora?erat berelicos, scilicet Ademarium de Bessaco et quosdam alios socîos ejua bereticos, qui morabantur ibidem in alia cabana prope cabanam ipsius testis et sociarura ipsius teslis predictararo. i Manuscrit des Arcbives de la Haute-Garonne, fragment de l'interrogatoire d'une femme dont le nom est inconnu.

2. Voy. D5llinger, Dakumente, p. 148, 149. — Le passage, très curieux, est emprunté à ce manuscrit de la Bibliolbèque du Vatican, d'où nous avons déjà tiré plusieurs indications, et à la déposition d'un certain Arnaud Gicre, d'Ax (fol. 119 0-133 A). Nous en transcrivons ici les dernières lignes, comme plus particulièrement intéressantes : c Dixit etiam ei, quod, quando in aliquo loco dictus baereticus trahit rooram, in duobus lectis jacent et separatim multum dictus baereticus el dicta mulier; sed quando erant in ilinere, dicebant de se invicem quod erant conjuges, et ponebanl se in uno leclo, tamen indoti, îta quod unus alium in nuda carne non tangebat. » Quelle sincérité y avait- il au fond de ces expédients, el quelles suites pouvaient-ils entraîner pour la continence des parfaits catbares qui s'y décidaient en vue de garantir leur sécurité? Voy à ce pro}»os un article de M. J.-M. Vidal, Revue det Questions hà$Uh Tiques, livr. du 1*' jan?. 1906, p. 95. A vrai dire, l'auteur se montre plus que

L^ÉGfJSE ET LA SOGIISTÉ GÂTHAaSS. 245

Voilà donc, avec ses traits généraux, et, pensons-nous aussi, les plus significatifs, cette vie des parfaits cathares, vie pure, toute de renoncement au monde et à ses joies, conforme à un ascétisme qui dépasse dans son âpreté les préceptes les plus rigoureux du Christ, et qui rappelle celui des solitaires de la première époque chrétienne. Et cependant, aux sectaires qui mènent une pareille existence, les accusations infamantes n'ont pas manqué : accusation surtout d'avarice, malgré leur pauvreté et leur frugalité certaines, accusation aussi d'impureté, en dépit de leur continence, sur laquelle personne n*éleva jamais de doutes sérieux. Ce n'est pas, du reste, que, sur ces points divers, leurs ennemis se soient souciés de se mettre d'accord et de nous livrer autre chose que des indications contradictoires. Réfuter les imputations dont il s'agit, ce n*est donc pas une œuvre irréalisable ni même peut-être bien difBcile. II n'en faut pas moins l'essayer, avant de passer à l'étude des rapports qu'entretiennent les hérétiques avec les croyants de la secte, soit pour les instruire dans leurs doctrines, soit pour leur distribuer les sacrements particuliers du catharisme. Au surplus, ces imputations, qu'a values par-dessus tout aux sectaires leur existence nécessairement mystérieuse et cachée, si problématique qu'en soit la solidité, ne sauraient demeurer sans réponse. La gravité en est assez considérable pour que, même à l'état de simple soupçon, elles altèrent notablement les caractères que nous avons pris la peine d'établir à propos des parfaits, et ne donnent à voir que vanterie et imposture dans cette prétention à la sainteté qu'on a pu croire l%itime sur les raisons qui en étaient fournies. Ce n'est pas tout encore. Reprises de nos jours et soutenues de nouveau par des historiens d'une certaine école, il semble qu'on ait voulu les faire

sceptique, aa moins en ce qui concerne le cas du parfait, an certain Gaillem BelilMSta, au sojet daquel sont rapportées jastement les indicaUons qui ▼ienoent d'être reproduites. Selon lui, les précautions prises publiquement par ce personnage n'auraient été qu'un déguisement grossier de son libertinage et de son inconduite. Mais peut-être est-ce prétendre à beaucoup de perspicacité que de Touloir décider à pareille distance d'un cas d'ordre aussi intime. Ce qu'il y a de sàr, c'est que l'exaltation extraordinaire de la foi cbez les hérétiques devait en général les préseryer des chutes ou même des tentations que comportait le rapprochement auquel les forçait l'acharnement de leurs persécuteurs. An reste, que dirait le même auteur si, appliquant son scepticisme aux ministres du culte romain, liés, eux aussi, par le vœu de chasteté, on ne Tojait, dans la présence auprès d'eux de femmes chargées du soin matériel de leur existence, qu'un concubinage, dans tous les cas, avéré et indubitable ?

246 CHABLES HOLINIBR.

figurer au nombre des arguments destinés à entraîner la condamnation du catharisme et de ses dogmes ^

En ce qui concerne la première des deux accusations lancées contre les sectaires dualistes, celle de Tamour des richesses et de l'aTarice, deux défauts qui s'accorderaient mal avec leur mépris hautement afSché pour les biens de ce monde comme avec les reproches qu'ils adressent à cet égard aux membres de l'élise romaine, le fondement en est aisé à découvrir. D se trouve dans ce fait indéniable que les hérétiques reçoivent des donations de toutes sortes, tant en nature qu'en argent, qu'on les voit porter avec eux dans leurs courses des sommes assez grosses, qu'ils s'occupent enfin à l'occasion de faire rentrer dans le trésor commun de la secte des legs non acquittés encore ou des prêts faits à des croyants sur ce trésor. Ils ont même des livres de compte (memoralia), où se trouvent inscrits tous les renseignements qui peuvent intéresser leur association à ce point de vue spécial.

« Ledit Baimond, lisons-nous dans un document dlnquisition de la fin du xm"" siècle, tira de sa bourse une certaine somme d'argent, — le prévenu ne sait pas laquelle, — et la donna de sa main à l'hérétique Raimond Didier. Le prévenu apprit plus tard de ce dernier que l'argent reçu par lui avait été remis jadis en dépôt au père dudit Raimond Duval^. » — € Alors ledit hérétique, rapporte encore le même texte, ajouta que la mère dudit Arnaud et sa sœur, mère de maître Garnier de Tcdapio, avaient reçu d'eux en dépôt une certaine somme d'argent, quinze livres, comme cela se trouvait marqué sur son livre de comptes. Et ledit hérétique pria un jeune palefrenier qui était là d'aller trouver Arnaud et de lui demander de restituer l'argent que sa mère avait reçu autrefois en dépôt des mains de certaines personnes qu'il connaissait bien^. » Le même document aussi nous fait con-

t. Voy., par exemple, à ce propos le livre da D' Balthasar Kaitner, Kfmrod ton Marburg und die Inquiiilion in Deutschland (1882), et, dans ce llrre, en particulier les chapitres ii, g 3, et m, g 12.

2. c Dictas Raymandos abfttraxit de barsa saa aliquam sammain pecDoie, nescil laroen quanlain, et ministravit eam et tradidit de mana sua fi. Desiderii heretico predicio. A qao Rajroundo Desiderii bereiîco aadifit postes ipse testis quod illa pecunia fuerat la commeoda Iradita patri dicti R. de la Val. » Bibl. nal., ms. lai. 11847, fol. 2B, interrogatoire de Gnillem de àiauriano, de Réalmont, décembre 1*299.

3. c Tune dictus bereticas subjunxit qood mater dicti Araaodi et soror ejus, mater magistri Garnerii de Talapio, habaerant peconiam in commenda ab eia,

l'église et la SOCIETE CITHARES. 247

naître les regrets exprimés par un hérétique au sujet d'une somme qui n'est pas revenue à la secte par suite de la mort inopinée d'un croyant. « Le prévenu ayant répondu que ledit B. de Gaillac était mort, l'un desdits hérétiques observa que, par suite de ce déoèsy ils avaient perdu une bonne somme d'argent. Mais l'autre hérétique répondit qu'il n'y avait pas à craindre que la somme en question fût définitivement perdue, parce qu'elle était passée entre les mains de Durand de Gaillac, frère du défunt, et de Sicard Viguier, son beau-firère^ »

C'est sur des indications du genre de celles qui viennent d'être reproduites qu'a été fondée, il semble, l'accusation d'avarice et d'amour du gain mise en avant contre les parfaits. Ils ont fait abnégation des biens de ce monde, disent leurs ennemis. Véritables communistes comme les apôtres, sur la conduite desquels se règle leur conduite à eux-mêmes, ils prétendent ne rien posséder en propre. Et cependant ils portent de l'argent avec eux. Bien plus : ils en prêtent, en mettent en dépôt, reçoivent des legs, font rentrer des sommes engagées, s'inquiètent d'un testament plus ou moins profitable à eux ou à leur secte. Mais au fond toutes ces remarques n'ont pas grande portée. Rien n'indique d'abord que les ressources, dont les parfaits apparaissent munis dans leurs voyages, ne soient pas tirées du trésor commun de l'association et leur appartiennent réellement. Leur situation, dans ces circonstances, est identique sans doute à celle des religieux des ordres mendiants, quand ils sortent de leurs maisons conventuelles. Puis, comme l'observation en a été faite, au cours des déplacements dont il s'agit, il £aut en nombre de cas qu'ils pourvoient eux-mêmes à leurs besoins. Ils ne rencontrent pas toujours des croyants qui leur offrent une hospitalité gratuite.

En somme, l'imputation d'avarice et de cupidité adressée à

Tidelieet xv libras, sicat inveniebatur in libri9 sen memoriaUbaB suis, et dixit ipse hereticas ipsi Javeoi jamentario qood fret ad eum et diceret ei qood redderet eU peconiam quam habaerat mater sua in commenda a qaibasdam per- MOIS qoas ipse sciebat. 9 Ibid,, ut iupra, fol. 3 B, 4 A, même interrogatoire.

1. c Et dam ipse testis respondisset qaod dictns B. erat mortaas, adjecit DBOS dictoram bereticoram qnod bonam pecaniam amiserant in morte dicti B. Tonc alter hereticos respondit qaod non opportebat timere quod esset amissa dicta pecania, quia Darantas de Galliaco, firiter dicU B., et Sicardos Viguerii, sororios dicti B., baboerant dictam peconiam. 9 Ibid, y rU supra, fol. 5 A, même interrogatoire.

248 GHiaLES MOLINIER. — l'eGLISB ET U SOClM CATHARES.

leurs ennemis par les catholiques demeure assez vaine, pour ne pas dire presque puérile. Ce n'est pas là d'ailleurs le seul défaut qu'on doive vraisemblablement y trouver. La bonne foi pourrait bien aussi n'en être pas entière. On accuse les hérétiques de posséder malgré tout des ressources personnelles, quand ils se vantent d'avoir renoncé à toute propriété et de ne vivre que sur le fonds commun de la secte, dans lequel ils ont versé tous leurs biens, le jour où ils ont abandonné le monde. Après cela, prenant prétexte de ce trésor, qui n'appartient à aucun des sectaires en particulier, et sur lequel tous ont pourtant des droits, on les accuse de fouler aux pieds le principe de la propriété, d'être dans ces temps lointains des socialistes, des communistes anticipés^. U faudrait bien pourtant choisir à la fin entre des imputations quelque peu contradictoires. On ne saurait guère douter d'ailleurs de l'inanité absolue que présente la seconde, celle qui tendrait à faire des Cathares des adversaires de la propriété. Aucun texte n'existe qui indique qu'ils l'aient jamais attaquée ni interdite à leurs croyants. A ce point de vue, il y aurait erreur à croire qu'ils eussent rompu, si peu que ce soit, avec les conceptions générales de leur temps. Leurs idées, sur ce sujet délicat, se réduisaient à celles qu'ils pouvaient tirer de l'Évangile. Elles n'étaient pas plus antisociales que toutes les données que fournirait ce livre pour régler une pareille question. Elles pouvaient légitimement s'autoriser de la parole du Christ comme de l'exemple et de la pratique de ses disciples immédiats.

Charles Molinier.

{Sera continué.)

1. Voy. à ce propos, dans le livre de Kaltner, p. 13, les paroles de IKSUinger extraites de son livre Kirehe und Kirehen.

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