‹ La Question des Fermiers GénérauxChapitre 12 sur 85 · SP TER · texte numérisé non relu

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l'agriculture, la condition du colon placé sous un fermier général étant souvent très dure ».

Les grands propriétaires du département de l'Ain qui ne résident pas, mais qui commencent à comprendre que l'intervention du fermier général est une calamité pour la propriété comme pour la culture, tendent à substituer le fermage au métayage. C’est qu'en effet, les fermiers généraux étaient autrefois nombreux dans les Dombes ; chaque grand propriétaire avait le sien. Les progrès du fermage ont amené leur raréfaction pour le plus grand bien des propriétaires et des colons.

Dans la Nièvre, « le mode d'exploitation du pays était autrefois le métayage sous les ordres d’un fermier général dont le principal bénéfice consistait plutôt dans l’exploitation du métayer, que dans l'exploitation du sol, car ordinairement, en dehors de son fermage, le fermier général était ou marchand de bois, entrepreneur ou négociant, et le travail principal des métayers et des bestiaux consistait plutôt en charrois pour les transports qu’en cultures ».

Le baron de Veauce répète pour l'Allier ce qu'il dit des fermiers généraux de la Nièvre. Malheureusement, sa prédiction de disparition du fermage général ne paraît guère s'être réalisée.

Dans le Cher où « l'absence du propriétaire, l’inintelligence de ses véritables intérêts, l’esprit de routine, le défaut de ressources du métayer ont fait obstacle aux

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