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LE MODE DE FAIRE VALOIR ADOPTÉ PAR LES FERMIERS GÉNÉRAUX

Comment le fermier général subrogé, pendant 6, 9 ou 12 ans, dans les droits du propriétaire, va-t-il exécuter son bail, faire face à ses engagements? Poussé par l'unique désir de réaliser les plus grands profits possibles, il devra opter entre les trois modes de faire valoir suivants : exploitation directe, fermage, métayage.

Le faire valoir direct avec l’aide de salariés lui est interdit, au moins pour la totalité des terres qu’il détient.

L'étendue des exploitations, l'insuffisance de son capital, ses occupations souvent étrangères à l’agriculture, s'opposent invinciblement à ce qu'il adopte ce premier mode qui d’ailleurs lui ferait perdre son caractère de fermier général.

Sous-louera-t-il à des fermiers exploitants ? Non, bien qu'il lui soit possible de le faire, à l'instar des fermiers généraux de certaines contrées étrangères. En Irlande, dans le midi de l'Italie, la sous-location à des fermiers est avantageuse à cause de la vive concurrence que se font, en ces pays surpeuplés, les cultivateurs. La marge des profits est alors assez large pour permettre au fermier général de se décharger des moindres soucis de l'administration.

Mais en France ces conditions font défaut. Au lieu de

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surpopulation, il s’agit de dépopulation ; la concurrence pour la possession des domaines se relâche de jour en jour. Et puis, il n’est pas facile au fermier général d'accroître ses profits par la multiplication des exploitations ; celles-ci doivent être livrées aux paysans bourbonnais, munies de leurs bâtiments et d’une partie de leur cheptel. La courte durée des baux, le manque de capitaux suffiraient à les détourner de pareils desseins.

Le métayage seul, semble répondre aux nécessités du milieu et aux désirs de l'intermédiaire ; et c'est le métayage, en effet qui s'associe le plus souvent en France et à l'étranger, au fermage général (4). Lui seul permet de réaliser le maximum de prolit, but exclusif du fermier spéculateur. Les progrès du fermage ont fait reculer le fermage général. Celui-ci ne se maintient, malgré notre profonde évolution agricole, que grâce au métayage et à la souplesse qu’on a su donner à ce contrat.

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