RAS AT
He sance,
Rs Ve po
d'autre but que de faire rendre au sol le plus possible, sans s'inquiéter de l’appauvrir et d'exploiter inhumainement les petits habitants de la campagne qui, ne possédant rien en propre, sont obligés de se plier à toutes les exigences (1) ».
Baudrillart étudiant le métayage combiné au fermage général concluait : « Ainsi constitué, le métayage n’est plus guère qu’une domesticité livrée à un intermédiaire assez dur (2) ».
Pour le comte de Tourdonnet, « le fermier général qui paie une rente fixe au propriétaire pousse les droits qui lui ont été conférés à leurs dernières limites, et le métayer qui est à l'extrémité de la chaîne, se trouve exploité dans le sens le plus défavorable du mot (3) ».
M. Convert : « Quelquefois cependant, la misère des métayers a été aggravée par des conditions de sujétion regrettable. C'est lorsque le propriétaire quittant ses terres, a cru devoir les louer en totalité à un fermier général, en lui en abandonnant l'entière direction. La situation des tenanciers et celle du pays tout entier se sont trouvées, par suite de ce seul fait, profondément modifiées. Le souvenir des fermiers généraux rappelle dans les contrées du métayage les plus dures vexations et les plus déplorables conséquences (4) ».
(1) V. BONNEMÈRE, Histoire des Paysans, 1856.
(2) Op. cit. Poitou.
(3) Traité pratique du métayage.
(4) La Propriété,