‹ La Question des Fermiers GénérauxChapitre 28 sur 85 · LS PRE · texte numérisé non relu

LS PRE

M. H. Sagnier regrette, lui aussi, que le principe du métayage soit vicié par l'intervention du fermier général. « Ilest le plus souvent impossible, dit-il, que le métayer trouve dans son travail l’amélioration de sa condition et de celle de sa famille (À) ».

M. Ratouis de Limay condamne les fermiers généraux, ces intermédiaires « qui faisaient exploiter par des métayers soumis, sur le travail desquels ils cherchaient à gagner. Ils s’assuraient la part du lion et souvent aussi se faisaient rembourser les avances qu’ils consentaient aux colons, à un taux usuraire (2) ».

Dans la région des cultures extensives, de la Vienne, «les métayers sont souvent pressurés par les fermiers généraux (3) ».

M. P. Boncour, ministre du travail, constatait à la tribune de la Chambre, que l’un des principaux obstacles à l'application de la loi des retraites ouvrières dans l’AIlier, avait été la mauvaise situation économique du métayer « victime de l'exploitation abusive et exceptionnelle de la part des fermiers généraux (4) ».

Terminons enfin cette trop longue série d'extraits par une appréciation particulièrement autorisée. Elle émane du paysan romancier Emile Guillaumin : « Neuf fois sur

(1) Bull. de la Soc. N° d'Agriculture, 1907.

(2) Op. cit.

(3) Enquête sur la petite propriété rurale.

(4) J. Off., 14 juin 1911.

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