‹ La Question des Fermiers GénérauxChapitre 35 sur 85 · PET RO RES · texte numérisé non relu

PET RO RES

LHÔQULE

ral: « Sous le titre d'impôt colonique, le métayer paye chaque année au fermier une somme qui varie selon l’importance des profits qu’il peut obtenir. Au moyen de ce contre-poids, les améliorations du domaine sont pour lui sans profit et sa part est toujours ramenée au strict nécessaire. Que par ses soins les produits s’accroissent, le fermier augmente aussitôt le chiffre de la prestation colonique et reprend par cette voie la portion des profits que le colon avait perçue ; si le colon refuse de subir cette exigence, il le renvoie et fait accepter sa condition par un autre qui, n'ayant point contribué à l'amélioration du domaine, n'a point à se plaindre qu'on le prive d’un bénéfice acquis par le travail. Cette injustice révolte et cependant c'est la base de ce système de fermage qui pivote pour ainsi dire sur cette iniquité. C’est comme une chose convenue qu'il ne doit rester au colon que le nécessaire et comme l’avidité des spéculateurs est insatiable et sans pitié, le nécessaire le plus étroit paraît toujours trop large au fermier (4). »

Que devons-nous penser maintenant de la sensibilité et de la précision de « l'instrument d'équilibre et de compensation » qu'est, a-t-on dit, la prestation colonique ? Alors « que l'augmentation croissante du prix de la main d'œuvre, le perfectionnement et la complication du ma-

(1) MÉPLAIN signale une « malversation que commettent très souvent » les fermiers généraux: Elle consiste à percevoir sept prestations pour six années de jouissance,

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