CONCLUSION
Nous terminerons ce long chapitre des améliorations en concluant sans hésitation aucune : les fermiers généraux n'ont pas été les « innovateurs », les « promoteurs », les « pionniers du progrès » auxquels on doive de l'admiration et des ménagements. Ils nous apparaissent au contraire, à la lumière des faits et des plus
(1) Voir JOUFFROY.
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hautes opinions, comme des spéculateurs dans le sens le moins flatteur du mot. Leur spéculation séculaire s’est exercée surtout aux dépens des métayers, qu'ils ont maintenu dans la servitude et dans la misère. Peut-être sont-ils demeurés, comme l’a écrit Emile Guillaumin, tels que George Sand les a montrés dans leMeunier d'Angibault (1). En tout cas, ils ne sauraient être trop sévèrement condamnés par quiconque a le souei des intérêts supérieurs du travail, allié à celui de la bonne économie agricole de son pays.
(1) &« On peut dire, écrivait G. Sand, que l'argent passe dans leur sang, qu'ils s'y attachent de corps et d'âme. Il serait fort inutile de s'indigner contre eux : ils ne peuvent pas être autrement. Aucune idée sociale, aucnn sentiment de progrès ne les soutient ; la digestion devient la grande affaire de leur vie. »