‹ La Question des Fermiers GénérauxChapitre 81 sur 85 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Nous avons étudié, avec assez de détails, l'institution du fermage général. Nous en avons montré les inconvénients de tout ordre. Les métayers, les propriétaires et la collectivité ont un égal intérêt à voir disparaître les fermiers généraux. Il appartient aux métayers de prendre l'initiative de l’œuvre d’affranchissement, et de poursuivre celle-ci avec le concours des propriétaires et de l'Etat. Ils ont le choix des moyens ; mais qu'ils agissent, en s'inspirant de ce qui s’est fait à l’étranger. Le succés de leur action est subordonné à la réalisation des deux conditionssuivantes: 1° La conviction qu’ils doivent avoir ou acquerront que les réformes agraires n’ont jamais été obtenues que sous la pression des classes paysannes : exemples : l'Irlande, la Roumanie, etc. ; 2 L’organisation et la coopération en masse des intérêts communs. C'est le seul moyen, vraiment efficace, de conserver les avantages acquis et d’en obtenir de nouveaux.

Vu: Vu :

Le Président, Le Doyen, HITIER. P. CAUWÉS.

Vu et permis d'imprimer :

Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris.

Page 1