CHAPITRE Vi
Demande de plébisecite par la Délégation Suédoise. - Justesse de la demande.
Plébiscite en général.
Dans une des séances suivantes du Conseil de la Société des Nations, le gouvernement britannique, par la voix de ses délégués, relevait la situation incertaine et pouvant même menacer la paix dans le Nord de l'Europe à cause de l'archipel d’Aland.
La Finlande, malgré que pas encore membre de la Société des Nations, est admise à prendre part aux deux sessions où la question des îles d’Aland est discutée. Cette admission est acceptée par la Suède et on entend la voix du représentant finlan-
dais, M. Enckell, qui s'efforce à démontrer que la
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question des îles d’Aland ne peut pas être soumise au Conseil, relevant de la souveraineté de la Finlande.
Devant cette prétention ex{raordinaire de la délégation finnoise, M. Branting, le représentant et délégué permanent de la Suède auprès de la Société des Nations, émet Ja plus juste des demandes qu’un plébiscite ait lieu dans les îles. ”
Quoi de plus juste que cette demande de la délégation suédoise, justice accordée par le traité de Versailles aux Allemands pour la Haute-Silésie, pour le Sleswig, à eux qui auraient ignoré le mot plébiscite s'ils avaient gagné la guerre.
« Quoi de plus naturel que de demander aux habitants d’un pays s'ils veulent rester unis à leur ancienne patrie ou si, au contraire, ils désirent suivre les destinées d’une autre nation ! Quoi de plus raisonnable que de les consulter sur un projet auquel sont liés étroitement leur prospérité et leur repos ! Désormais tout traité qui portera annexion d’un territoire appartenant à un Etat régulièrement constitué devra être soumis au vote des populations » (Rouard de Card. Les Annexions et les Plébisciles dans l'Histoire contemporaine).
Habitées par des Suédois, ayant fait partie intégrante de la Suède, domaine féodal des rois nationaux de ce pays dans le moyen-äge, les iles d’'Aland,
conquises par les Russes en 1809, suivant la Fin-