‹ La Question des Lotissements défectueux (Loi du 15 Mars 1928) Son application dans une partie de la région parisienneChapitre 28 sur 41 · RL || LUE · texte numérisé non relu

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Mais il n’en était pas de même des autres parties du lotissement. Situées dans un fond, traversées de ruisseaux qui s’écoulaient Jibrement, sans qu'aucune passerelle ne permit de les franchir aisément, couvertes partiellement par: urie mare aux eaux croupissantes, le séjour n'y paraissait guère agréable, et l’on s'explique aisément les difficultés rencontrées à l’origine ‘par les vendeurs, pour trouver preneur de ces terrains. |

Vers 1900, le lotissement comprenait environ 700 habitants, groupés pour la plupart dans la partie haute.

Si leur situation était géographiquement. plus favorable que celle des rares habitants établis en contrebas, ïls n’en étaient pas moins très déshérités et privés de toutes facilités.

Il suffit, pour s’en convaincre, d'interroger quelques-uns de premiers habitants du lotissement.

Sans canalisation d’eau, sans gaz, sans chemin praticable, ils vivaient. resserrés sur: eux-mêmes, s’efforçant de sortir le moins possible.

Un ancien chemin de terre, la rue aux vaches (actuellement rue Rémond), qui avait servi autrefois à amener à Versailles les bestiaux nécessaires à l’approvisionnement sans leur faire traverser toute la ville, constituait la seule viabilité de cette partie habitée.

Il en résultait que, pour se diriger, soit sur Viroflay où ils se ravitaillaient, soit sur l’avenue de Paris, où ils trouvaient le tramway qui les emmenait à leur travail, les premiers lotis devaient, faute de chemin digne de ce nom, traverser des terrains plus au moins humides et marécageux, hiver comme été. C'était, durant la mauvaise saison surtout, une véritable expédition. Chaussés de sabots qui leur permettaient, sans trop se salir, de franchir marais et ruisseaux, munis d’une lanterne nécessaire, matin et soir, les habitants de Porchefontaine laissaient sur place ces ustensiles le matin après le passage de la zone

dangereuse, et les reprenaient le soir, à leur retour.

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