LANDES
tuaient un poste important, ont considérablement diminué ces dernières années, par suite de la dépression économique générale. ‘Or, avec l’avilissement des prix des produits agricoles, la valeur des exportations danubiennes a considérablement diminué, alors que les charges extérieures de ces pays résultant des dettes antérieures contractées restaient fixes. Dans ces conditions, pour éviter l’effondrement de la monnaie nationale, ils ont été obligés
d’une part de restreindre ou de suspendre tout paiement à l’étranger, et d’autre part, de diminuer le volume des importations à l’aide du contingentement et au moyen d’entraves à la liberté du trafic des devises.
D'autre part, le trait caractéristique de l’agriculture danubienne, et qui la distingue de celle des pays d’outremer, c’est la petite propriété, et sa structure éminemment paysanne. En effet, tandis que dans ces derniers l’étendue d’une exploitation est par exemple de 564,2 hecta- ‘res (1) en Argentine, et de 269,2 hectares en Australie, par contre, en Bulgarie, 57 % du nombre total des propriétés agricoles sont d’une étendue inférieure à 5 hectares. Les propriétés entre 5-10 hectares représentent 23 %, celles entre 10-15 hectares 9 %, et les propriétés supérieures à 15 hectares ne représentent que 9 % du total des exploitations. En Roumanie et en Yougoslavie, pays où la réforme agraire après la guerre a été particulièrement radicale, la petite propriété est en immense majorité. C’est ainsi qu’en Roumanie, 73 % des terres arables appar-
(1) Revue hongroise de statistique, juin 1933, p. 417.