BENIN EE
tiennent à des propriétaires possédant moins de 10 hectares.
Même en Hongrie, pays qui a procédé à une réforme agraire moins profonde, et où la grande propriété est considérable par rapport aux autres pays danubiens, c’est toujours la petite propriété qui prédomine. Aïnsi, les exploitations agricoles entre 0-100 harpants cadastraux ( harpant cadastral : 0,57 hectares) occupent 51,7 % des superficies cultivables. Et même, parmi celles-ci, les deux tiers ne dépassant pas 5 harpants. Les propriétés moyennes (entre 100-1000 harpants) représentent 18,2 % et les grandes exploitations (plus de 1.000 harpants) occupent 30,1 % du total des superficies. 65 % de la culture du blé, et 80 % de l'élevage des bestiaux se trouvent aux moins des petits propriétaires.
Dans toutes ces économies agricoles, l’exploitation est familiale et manuelle, à la différence des vastes fermes américaines, le travail mécanique y est presque impossible. De même, il est impossible, faute de capitaux, nécessaires, d’y procéder à la rationalisation et à l’intensification de la culture. Selon le système traditionnel d’exploitation, on y pratique encore généralement la culture extensive et peu rationnelle. Il en résulte que la productivité moyenne par hectare y est relativement peu élevée, surtout si on la compare avec le rendement obtenu par l’agriculture des pays industriels de l’Europe centrale et occidentale. Dans ces pays, c’est aussi la petite propriété qui prédomine ; mais disposant de moyens financiers suffisants et appliquant la culture intensive ils ont réussi à obtenir des résultats beaucoup plus favorables:
LR
Rendement de blé par hectare en quintaux (1)
oyenne de NX
2Aee MADays pce AAGRGUE slovaque
10928 For ess 10,8 13,6 19,6 16,2 1925 AR EEREE 10,8 16,00 20,7 17,4 1928 re 11,9 115,3 22,3 16,5 199224 es 8,0 15,2 22,0 17,6
Bien que ne disposant que de terres en général médiocres, les pays importateurs européens ont réussi, grâce à l'emploi des engrais chimiques, à presque doubler le rendement par rapport au rendement danubien.
De même, la situation des pays danubiens est particulièrement aggravée dans la dépression actuelle par le fait de l’endettement exagéré de l’agriculture. Les paysans se sont presque entièrement libérées des dettes pendant les années d’inflation, largement pratiquée dans tous ces pays. Mais, obligés de reconstituer leur outillage d’exploitation, usé et en partie détruit pendant la guerre, ils ont fait des investissements à crédit, pendant la période durant laquelle l’indice des prix des produits industriels a été constamment au-dessus de celui des produits agricoles. À ces dettes ainsi contractées, s’ajoutait la cherté des capitaux dans ces pays, où le taux d’intérêt est généralement quatre fois plus élevé que dans l’Europe occidentale. De plus, par suite de la mauvaise organisation du crédit, ils sont très souvent à la merci des usuriers, et sont obligés de payer des intérêts allant jusqu’à 30 ou
(1) Inst. Int. d’Agrie. Doc. pour la Conf. de Londres 1933, pp. 286, 288.