AO PES
IE RAS 6.513 — 176 19272 RES 10.026 — 598 192877 00e 17.143 6.247 3.657 192920 TON 2.095 3.500 ODA PARRNE 8.611 2.034 1.614
() Revue Intenrationale d'Agriculture, nov. 1933, p. 471.
Tres ESS
Tout ceci a eu pour résultat d'accroître les excédents destinés à l’exportation. Les pays producteurs ont augmenté presque tous de 100 % leurs exportations par rapport à celles d’avant-guerre, comme il ressort des données suivantes :
Exportations nettes du blé en millions de quintaux (1)
Année (Commerciale Canada Etats-Unis Argentine Australie
Moyenne 1909-13.. 25.800 29.700 22.900 14.900 — 1924-28.. 77.200 50.100 36.500 25 .000 — 1928-32... 71.600 35 .000 42.200 32.000
Le déplacement du centre de gravité de la production mondiale du blé vers l'Amérique pendant et après la guerre et la diminution de la production européenne ont permis aux pays d'outre-mer d’établir un monopole de fait dans le commerce mondial du blé. Pendant la durée et immédiatement après la guerre, ces pays ont accaparé 98 % du marché européen. Même pendant les années ultérieures, ils sont restés les fournisseurs principaux de ce marché par suite de la lente reconstitution de l’agriculture chez les exportateurs européens.
Le tableau suivant nous montre le déplacement intervenu dans l’exportation du blé en faveur des pays d’outremer.
(1) Institut International d'Agriculture. Documentation pour la Conférence de Londres, 1933, p. 294.
AN
Participation en %. dans l'exportation mondiale
du blé.
En 1909-13 En 1924-26 RUSSIG EU RARE 36 — Etats-Unis 2 PR 02e 12 22 AFoCnUNeS MAN 17 20 Caña da mie re 13 40 Australie mr ete ce 8 13 AULTES PAYS RPC 9 5
Cependant, en dépit de ce développement considérable de la production du blé dans les pays d'outre-mer, l'Europe a travaillé aussi après la guerre à la reconstitution de son agriculture. Vers 1930, les pays européens ont à peu près atteint et même dépassé leur niveau d’avantguerre. Les gouvernements des principaux pays importateurs ont pris des mesures pour favoriser la production nationale. Le progrès réalisé doit être attribué moins à une extension des emblavures qu’à l’augmentation du rendement par hectare, due aux perfectionnements de la technique agricole, à l’emploi des engrais chimiques et à l'introduction des meilleures espèces de blés obtenues par sélectionnement des semences. C’est ainsi que les trois principaux pays d'Europe importateurs de blé, l’Allemagne, la France et l'Italie, en produisant, pendant la période 1928-31 une moyenne de 179 millions de quintaux de blé ont légèrement dépassé leur production d’avantguerre, quoique l’ensemble des surfaces cultivées de ces pays fût de plus d’un million d'hectares inférieur à celui d’avant-guerre. En même temps, les importations de
RE UCLAR
ces trois pays n'étaient que d’une moyenne de 42 millions de quintaux pendant les années 1928-31 contre 45 (1) millions pendant la période de 1909-13.
D’autre part, le rétablissement de l’agriculture en URSS. a contribué aussi, dans une large mesure, au déséquilibre de la production et de la consommation qui est à la base de l’effondrement des prix du blé. En effet, comme nous l’avons vu plus haut, c’est la disparition sur le marché mondial de la Russie, autrefois le plus grand pays exportateur de blé, qui a permis aux pays extraeuropéens d’accaparer le monopole de lapprovisionnement de l’Europe. Mais, après une période d’expérimentation et d'adaptation dans le domaine économique, le gouvernement soviétique a élaboré en 1928 le premier plan quinquennal pour la construction de l’économie de P'U.R. S.S. Ce plan, qui devait être réalisé de 1928 à 1933, a prévu, dans le domaine agricole, la disparition progressive des exploitations individuelles et leur remplacement par des exploitations collectives (Kolkhozes) et par des exploitations de l'Etat soviétique (Sovkhozes). Déjà, en 1931, sur le total de 102 millions d'hectares de surfaces cultivées en céréales, les Kolkhozes en ont occupé 60 millions et les Sovkhozes 7,6 millions, tandis que l’ensemble des exploitations individuelles en occupaient 34 millions : ainsi, en 1931, à peu près 65 % des terres cultivées se trouvaient collectivisées.
Parallèlement à la collectivisation des terres, on a procédé à une extension progressive des surfaces cultivées
(1) Institut International d'Agriculture. Documentation pour la Conférence de Londres, 1933, p. 295.
LRO
et à l’amélioration technique de la culture, ainsi que le montre le tableau ci-dessous :
Moyenne 1923/27 1928 1929 1930 1931 ()
Superficie (en millions de ha. 2 | PAT 29,7 32,50132,2 Production (en millions de qx) 188,8 219,7 188,7 169,2 — Rendement (en q. par ha.) .... 455 7,9 6,4 8,3 = Exportation (en millions de qx) 5,6 0,25 1,7 24,5 25,39
A partir de 1930, la Russie est réapparue sur le marché mondial avec des exportations considérables. Bien que les quantités exportées par les ports de la Mer Noire et de la Baltique fussent encore loin d’atteindre celles d’avant-guerre, elles ont singulièrement alourdi le marché mondial déjà à la baisse depuis 1928 et ce sont elles précisément qui, pendant le deuxième semestre de 1931, ont été la cause immédiate de l'effondrement des cours du blé.
C’est un fait tout à fait normal que l’U.R.S.S. soit redevenue exportatrice de blé. En effet, c’est la Russie qui constitue le grenier de l’Europe, et, en outre, elle est obligée d'exporter des céréales afin de se procurer des devises pour l’achat de machines et d’autres produits indispensables. Il est certain que, si la Russie n’avait pas subi ce bouleversement social, la crise du blé se serait sans doute déclanchée beaucoup plus tôt.
À côté de l'URSS. les pays agricoles du bassin danubien eux-mêmes tendent à reconquérir leurs marchés perdus pendant la guerre. Par contre, les pays d’outre-mer font de grands efforts pour maintenir leurs positions acquises pendant l’absence des pays exportateurs européens. Or, c’est précisément cet effort des pays d’outre-mer, joint
({) Annuaire internat. de Statistiques agricoles, 1931-32, Rome, 1932.
BE vie
à la reconstitution de la production européenne et la reprise des exportations russes et danubiennes qui ont donné lieu à une concurrence effrénée entraînant la désorgani-
sation complète du marché mondial du blé.
D’autre part, en face de cette augmentation considérable de la production mondiale, la consommation a suivi une courbe différente. Elle est restée depuis 1924 constamment au-dessous du niveau de la production. Cet écart s’est particulièrement accentué à partir de l’année 1928, comme l'indique le tableau suivant :
Disponibilités (1) COnOPRaeR “mondiales du A Rs a Variation
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Moyenne 1924-28....... 926 918 + 8 — 1008-20 ee 1.072 1.001 +71