‹ La question du canal de Beauharnois [microforme]Chapitre 17 sur 21 · DIFFICULTÉS DE LA CONSTRUCTION D'UN CANAL AU NORD · texte numérisé non relu

DIFFICULTÉS DE LA CONSTRUCTION D'UN CANAL AU NORD

Et lorsque l’on examine la longueur d’un canal sur la rive nord et les difficultés considérables de sa constrution, l’estimation de ces ingénieurs paraît raisonnable et modérée.

d: De LA QUESTION DU CANAL DE BEAUHARNOIS

1 Je n'ù pas l'intention d'entrer dans le détail de ces difïi- |: cultés. On les trouve toutes minutieusement développées et |. soigneusement raisonnées dans les pièces qui accompagnent L le rapport du Comité Spécial, en 1842. Il me faudrait plnsieurs pages pour mettre devant les yeux du lecteur les Fe opinions de tous les ingénieurs sur cette partie du sujet, et , toutes intéressantes qu'elles soient, je ne puis abuser de sa * 14 patience jusqu’à ce point. Qu'il me suffise de dire que ces dif- IE ficultés consistent principalement dans la nature particulière

du sol,qui est de glaise et de sable mouvant, dans le creusage des ravins et la rapidité de leurs courants, dans le boisage de la côte, laconstruction des jetées et des chemins de hälage, celle des aqueducs aux rivières Rouge, à de Fisle et à ja Graisse, l'enlèvement du roc au Côteau et an pied des Cas. cades, la différence du niveau de Peau entre le Lace St. Fran cois et le Lac St. Louis, qui est plus élevé du côté nord que : du coté sud, ete. ete,

Mais ce qui rend Finfériorité de la rive nord encore plus sensible, c'est que M. Mills est lui-même d'avis qu'il est presque impossible de construire un canal le long des ravins on sur le haut de la côte.

En haut des Gèdres, dit-il, la côte du fleuve à de vingt à “ trente pieds de hauteur ; elle se compose de glaise et de lits ‘le sable qui s'affaissent fréquemment en grandes quantités, “ce qui prouve combien serait destructive la construction & d'un canal le long ou près de cette côte, où mème sur son “ sommet, En bas des Cèdres, il serait encore impossible de & construire, à des frais raisonnables, un canal sur la côte dn fleuve ou au pied, parce que les éboulements y sont trop & fréquents et considérabes.”

dl. Son ami, M. Wright, observe aussi “ que les rives au nord li « sont formées de glaise et de terre grasse, couverte de sable | “ mouvant, qui occasionnent tous les ans de nombreux ébou- | & Jement, Un canal, ajoute-il, construit dans un pareil ter-

“rain, serait dans un grand danger dès qu'il serait tant soit & peu près du fleuve.’

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