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retentissenc dans tout le pays. IL n'en fallait pas plus pour donner le coup de mort au canal des Cèdres, car ce déversondé politique salit tout ce qu’il touche.
IL est si vrai que l'initiative de cette question part du comté de Soulanges que la Commission du Gouvernement, à la date du 16 novembre 1870, adressée à Sir Hugh Allan, P.Garueau et autres, n'en dit pas un seul mot.
M. Masson est le seul qui y ait fait allusion. A part lhonorable membre, tous, chambres de Commerce comme expéditionnaires, au nombre desquels, on trouve des noms comme les Winn, les Rimner, les Guilmour, les McLennan, n’ont recommandé que l'élargissement des canaux en général et du canal de Beauharnoiïs en particulier; et n’en déplaise à M. Lanthier, le rapport des Commissaires, à la date du ?# février 1871,est en faveur de l'élargissement de ce canal et non. de la construction d'un nouveau canal au nord. ‘ Une grande différence d'opinion, disent-ils, à existé depuis ‘ le commencement, et existe encore aujourd'hui au sujet de ‘: la meilleure route à suivre. Plusieurs soutiennent que pour ‘des fins militaires, le canal aurait dû être construit sur le & coté nord ; d’autres sont d'avis que sa position naturelle est « celle où ilest. Les Commissaires n'ont pas l'intention de ‘ toucher à cette question.” A la page 79 de leur rapport, les Commissaires recommandent l'élargissement des canaux du St, Laurent, dont fait certainement partie celui de Béauharnois, ce qui, disent-ils, coûtera $3, 160,000.
M. Masson prétend que les Commissaires n'avaient pas le pouvoir de faire rapport sur la nécessité d’un canal au nord. Il faut pourtant dire que les termes deleur mandat ne justifient pas cet avancé. Les Commissaires étaient autorisés de s'enquérir généralement des meilleurs moyens d'attirer le grand commerce de l'Ouest au Canada.
Cela est si vrai que l'honorable M. Langevin faisait rapport en 1871 que les Commissaires avaient refusé d'examiner Ja question et recommandaient l'élargissement du canal de Beauharnois. ‘ With reference to this canal, dit-il, while
“ declining to consider the question, as to whether it should ‘ be located on the North or South side of the River, the “ Commissioners recommend its enlargement to the standard ‘“ fixed for the Welland canal.”
M. Lanthier observe que Sir Hugh Allan et le haut commerce ont signé une requête demandant la construction du canal des Cèdres. M. Lanthier sait pourtant que des maisons commerciales comme Sincennes et McNaugton, the Auger Shipping Co., the Montreal and Ottawa Forwarding Co., the Ottawa and Rideau Forwarding Co. ont petitionné dans un sens contraire. Et M. Lanthier peut-il même se vanter que la Chambre de Commerce de Montréal lui soit favorarable ?
L'opinion de Sir Hugh est toujours une autorité dans les matières mercantiles, mais dans le cas actuel elle doit être acceptée avec réserve. Je préfère celle qu'il exprima en 1871, comme président de la Commission des canaux.
Sir Hugh ne songeait pas alors à devenir le président du chemin de fer du Pacifique ; il ne pensait pas au contrat ; il ne prévoyait pas les difficultés constantes et graves que l’on suscite contre le chemin de fer de Colonisation du Nord, et qui niera que dans une rencontre heureuse, Sir Hugh aurait dit au député de Soulanges ou à ses amis ; ‘‘ Aidez moi et je vous aiderai.”
D'ailleurs, comme président de la Compagnie Canadienne de navigation, Sir Hugh a intérêt à la construction du canal des Cèdres, par les deux ravins, qui serait plus favorable à la navigation daleurs gros bateaux à vapeur qu’un canal entièrement par terre, et aurait pour résultat de mettre fin au transport des marchandises dans des barges et des vaisseaux à voiles,