‹ La question du cancerChapitre 3 sur 5 · LIOT · texte numérisé non relu

LIOT

Cette observation appelle quelques commentaires.

Un épithélioma chez un enfant aussi jeune est tellement exceptionnel que l’on ‘pourrait avec raison suspecter le bien fondé du diagnostic.

Cependant des travaux récents ont montré que les affections cancéreuses sont loin d’être l’apanage de l’âge mur et de la vieil-

lesse. La localisation sur la langue est, il est vrai, une des plus rares chez l’enfant ou l’adolescent. Th. Anger (Thèse, 1872) signale cinq cas de cancer de la langue chez des enfants de moins de dix ans, tous de sexe masculin. Plusieurs de ces faits, cités sans aucun détail, se rapportent vraisemblablement à des sarcomes : Jacoby, Godlée, Butlin, Lannelongue ont en effet observé le sarcome de la langue, même comme tumeur congénitale. Duzan (Thèse, 1878) indique le même chiffre cinq, probablement d’après le mémoire d’ Anger ; enfin Picot ( Revue de la Suisse Romande , 1883, p. 660), sur un relevé de 424 observations de cancer chez des enfants, signale sans y insister autrement six affections malignes de la langue.

En tout cas, la rareté de la maladie imposait un examen minutieux de la pièce; le D1' E. Hache a bien voulu s’en charger. De la note très complète qu’il nous a remise et qui a été publiée en partie ailleurs à un autre point de vue,, nous ne citerons que quelques lignes qui confirment absolument le diagnostic posé :

« Dans certains points où les lésions sont plus avancées, les bourgeons épithéliaux ont pénétré plus profondément et se sont mis en rapport avec un tissu réticulé dont les mailles sont remplies de cellules embryonnaires. Aucune ligne de démarcation ne sépare l’épithélium de ce tissu adénoïde ; il semble y avoir continuité et souvent même des bourgeons épithéliaux contournent et englobent des portions de tissu embryonnaire ; ailleurs l’épithélium a végété, s’est ramifiée dans le tissu sousmuqueux, et a donné naissance à des cylindres épithéliaux ramifiés et anastomosés en réseaux. Çà et là enfin on trouve dans le tissu sous-muqueux, entre les faisceaux musculaires, des noyaux épithéliaux complètement isolés ; un de ces derniers entoure un vaisseau lymphatique et lui forme une gaine assez

épaisse . Ces altérations qui s’étendent à une certaine distance

de la partie ulcérée ne laissent aucun doute sur la nature du processus morbide : on se trouve évidemment en présence d’une ulcération épithéliomateuse. »

Il nous reste à signaler les faits de cancer de régions différentes apparus chez des conjoints. Les tumeurs peuvent être de variétés cliniques dissemblables, sans qu’il soit permis pour cela de nier à priori la relation de cause à effet.

Laissant de côté le sarcome , dont la structure est toute spéciale, nous n’avons eu en vue dans cette étude que le cancer proprement dit? c’est-à-dire l’épithélioma et le carcinome. Or, l’identification de ces deux néoplasmes tend de plus en plus à se faire. Après avoir vécu sur l’idée de l’origine conjonctive du carcinome, dont les principaux défenseurs ont été Virchow, en Allemagne, Ranvier et Cornil, en France, on en revient de plus en plus à l’hypothèse, soutenue depuis longtemps par Valdeyer, par Robin, par Lancereaux, de l’origine épithéliale de tous les cancers ; de sorte que les partisans les plus convaincus de la première opinion, pour ne pas paraître se démentir trop positivement, en sont arrivés à décrire les carcinomes épithéliaux , expression qui n’a aucun sens avec l’ancienne théorie (i).

Les faits cliniques viennent à l’appui de cette conception nouvelle. Je n’en citerai qu’un : j’ai vu mourir il y a quelques années, d’un cancer de l’estomac, un homme de 52 ans, qui avait été opéré autrefois d’une cancroïde du nez ; son père avait eu un vaste épithélioma de la face ; son grand-père était mort d’un cancer de l’estomac, et une sœur avait sur la nuque un petit cancroïde commençant, à forme papuleuse.

Je ne veux pas insister sur ce côté de la question, et je continue la transcription textuelle des observations que je possède.

XV. — La femme P... meurt en 1883, à 50 ans, d’une hémiplégie par hémorrhagie cérébrale. Elle était en récidive d’un cancer du sein qui avait été opéré huit ans auparavant. Le mari, qui était solide et sans antécédents héréditaires, est atteint, en janvier 1884, d’épithé-

(1) « ... De tout ce qui précède, il résulte que le carcinome n’a réellement rien de spécifique, et qu’il n’est séparé des épithéliomas proprement dits par aucun caractère absolu et tranché ; ce n’est pas à dire qu’il faille confondre complètement leur étude, mais au moins est-il permis de conclure que dérivés du même tissu, le tissu épithélial, cancroïdes et carcinomes appartiennent bien à une même famille. » (Quénu, Loc. cit ., p. 365).

lioma de la bouche (gencives, sillon gingivo-génien, muqueuse du fond de la bouche du côté gauche); il est opéré en 1885 à la maison Dubois; récidive trois mois après et mort, à l’âge de 54 ans, au commencement de l’année 1886. Le côté gauche delà bouche était rempli de champignons cancéreux. Une fille qui survit est bien portante (36 ans). M. P... me disait souvent : « C’est ma femme qui m’a communiqué sa maladie ; j’ai eu la fâcheuse idée de l’embrasser sur la bouche après sa mort, c’est de là que vient mon mal. » (Dr Séjournet, de Revin).

Sans s’arrêter à cette dernière réflexion, l’on remarquera que les contacts entre les époux P... ont été nombreux et prolongés pendant la maladie de Mme P..., qui a évolué en deux fois.

XVI. — Mme D..., 48 ans, est atteinted’un cancer du sein droit opéré le 9 février 1875 ; un cancer secondaire du foie l’emporte le 25 septembre suivant. Le mari meurt douze ans après, en 1887, d’un cancer de l’estomac. Je ne connais pas les antécédents des deux conjoints; ils ont eu plusieurs enfants dont trois vivent encore : un fils goutteux (40 ans), une fille obèse (42 ans). En somme, famille d’arthritiques. (Dr Séjournet, de Revin.)

XVII. — D..., de Maisy, meurt en 1879 d’un cancer de l’estomac ; sa femme meurt en 1889 d’un cancer du foie. (Dr Lécuyer, de Beaurieux.)

XVIII. — T..., 61 ans, succombe à la suite d’un cancer du cou, le 26 novembre 1872; sa veuve, 57 ans, atteinte d’un cancer du pied droit, meurt le 30 août 1375. (M. Plonquet, d’Ay.)

XIX. — Le Dr Décès a enlevé en juin dernier une tumeur de la fesse à une femme qui avait, à cet endroit, une verrue depuis son enfance. L’examen histologique, pratiqué par M. Hache, a montré qu’il s’agissait d’un carcinome mélanique. Le même chirurgien avait opéré précédemment le mari de cette femme d’un cancroïde de la face.

XX. — En 1868, j’ai connu à A..., M. V..., homme gros, grand fumeur, légèrement alcoolique. Il était atteint depuis longtemps d’un cancer squirrheux du cou et de la gorge et il est mort de cette maladie avant 1870 à l’âge de 50 ans. Sa femme l’avait soigné avec beaucoup de dévouement. Au commencement de 1874, alors qu’elle était soignée depuis 3 ou 4 ans, par le médecin du pays pour une affection chronique de l’utérus, elle alla consulter le Dr Gallard. Après un examen

minutieux et prolongé, il la renvoya sans lui nommer sa maladie. On consulta mon père qui s’occupait beaucoup de maladies des femmes ; nous l’examinâmes ensemble en 1874; le col de la matrice était congestionné et entrouvert : l’écoulement ne présentait pas de caractère cancéreux. La possibilité d’un cancer fut cependant examinée; mais ce ne fut qu’un mois après que mon père put catégoriquement affirmer ce diagnostic. Mme V... était atteinte d’un cancer du corps de la matrice encore peu développé. Quelques jours après Mme V... regagna son pays, où elle mourut 18 mois ou 2 ans après. (Dr Ollivier, de Juvigny.)

XXI. — Mme F..., 52 ans, a eu onze enfants. Depuis neuf mois elle a des métrorrhagies, des douleurs irradiées dans le petit bassin, une rétention incomplète d’urine. Le col de l’utérus est le siège d’un épithélioma à forme végétante. Son mari est mort quelques années auparavant d’un cancer du rectum. (Dr O. Guelliot.)

XXII. — Mme W... entre à l’Hôtel-Dieu le 19 mai 1890 pour une tumeur du sein. Sa mère est morte en couche ; son père est mort de vieillesse à 79 ans ; un frère et une sœur sont en bonne santé ; une autre sœur est morte à 44 ans, quinze jours après l’ablation d’un polype utérin. Le mari de cette femme est mort à 55 ans, il y a six ans, d’un cancer de l’estomac nettement diagnostiqué par le médecin traitant (vomissements caractéristiques, tumeur épigastrique). Pendant la maladie de son mari, qui a duré environ un an, elle s’est aperçue d’une glande à la partie inféro-externe du sein gauche. Cette petite tumeur a grossi depuis un an surtout. Aujourd’hui, le sein est occupé par une tumeur de six centimètres de diamètre, ulcérée en haut, adhérente ; chapelet de ganglions dans l’aisselle. Opération le 27 mai : large excision de la mamelle et d’une partie du grand pectoral ; curage de l’aisselle. La tumeur enlevée est un type de carcinome fibreux. Exeat le 28 juillet. (Dr O. Guelliot.)

L’observation suivante est tout particulièrement intéressante, parce que la contagion paraît avoir été médiate, et que les agents transporteurs du contage auraient été des pipes fumées par un premier cancéreux atteint d’épithélioma de la face :

XXIII. — AT... (Haute-Saône), existe une famille dont presque tous les membres sont morts cancéreux. En raison de cette tare, mariages consanguins. Des derniers représentants, S... est mort il y a un an environ d’un épithélioma ayant débuté en 1879 par l’aile du nez. Toute la face a été envahie ainsi que le maxillaire supérieur. Sa

femme, qui vit encore, a un cancer qui a commencé à l’angle externe de l’œil gauche; la fille S..., actuellement âgée de 36 ans, est jusqu’alors bien portante. Mais son mari, qui n’a avec la famille de sa femme aucun lien de consanguinité, et qui est âgé de 38 ans, vient d’être opéré d’un cancer de la langue. Or, il avait l’habitude de fumer les pipes dont son beau-père avait fait usage. Notez qu’il n’était pas grand

fumeur; la contagion semble donc ici fort nette. (Dr Dève).

Aux observations précédentes, nous pourrions ajouter cinq cas du Dr Manichon (d’Oulchy-le-Château) : dans cinq familles, nous écrit-il, j’ai vu le mari mourir d’un cancer de l’estomac et la femme d’un cancer de la matrice. Mais nous réservons pour un prochain article la publication de la très intéressante note de notre confrère et de différents documents que nous ont envoyés plusieurs correspondants non contagionnistes.

En somme, nous avons rapporté vingt-trois observations inédites de cancer se développant chez des personnes en contact

journalier, soit :

1 cas de cancer multiple,

22 cas de cancer double.

Ces 22 derniers cas se décomposent ainsi :

Cancer de même siège (homotopiques) . 13

Cancer de siège différent (hétérotopiques) . 9

Les observations XVIII et XIX peuvent rentrer dans la première de ces deux dernières catégories, puisque, chez les quatre malades, les téguments étaient atteints ; de sorte que, en tenant compte de toutes les observations ci-dessus, y compris les cas du Dr Manichon, on peut établir le résumé suivant :

Cancer chez des personnes vivant en commun

a. Cancer homotopique

Cancer double de l’estomac . 10 cas.

— du rectum . 2 —

— des téguments . 2 —

— du sein . 1 —

— de la langue . 1 —

b. Cancer hétérotopique

Cancer de l’utérus et de l’estomac . 6 cas.

— — et de la verge . i —

— — et du rectum . i —

— — et du pharynx . i —

— du sein et de l’estomac . i —

— — et de la bouche . . 'i —

— de l’estomac et du foie . i —

— de la face et de la langue . i —

En tout, vingt-neuf faits plus ou moins probants en faveur de la contagiosité du cancer.

Hérédité

Après avoir reproduit sans commentaires les réponses affirmatives à notre question : « Le cancer est-il contagieux ? », nous allons exposer avec la même impartialité les faits qui ne paraissent pas favorables à cette hypothèse.

Un certain nombre de confrères nous ont affirmé n’avoir jamais rien observé qui puisse les faire penser à la possibilité d’une contagion. Tels, les docteurs Brodier (de Bazancourt), Dresch (de Pontfaverger), Gibert (de Rilly), Ch. Guelliot (de Vouziers), Guérin (de Grandpré), Huguin (de Tourteron), Pichancourt (de Bourgogne) et la plupart de nos confrères de Reims.

Plusieurs ne voient d’autre étiologie évidente que l’hérédité.

...Tous mes souvenirs, nous écrit le DrRoussEAUX (de Vouziers), me confirment de plus en plus dans mes convictions anciennes sur l’hérédité. Il y a des coïncidences qui peuvent faire penser à la contagiosité, mais c’est tout. Combien de vieux cancers de la face qui ont duré 5, 6 et 7 ans, et qui ont demandé des soins directs de la part de personnes qui vivaient au contact des malades, combien dis-je, après des périodes aussi longues, ont déterminé la contagion ? Aucun. Chez des conjoints, je trouve des exemples de cancers qui avaient leur origine dans les deux familles,

Mêmes réflexions à peu près du Dr Noël (de Machault) :

Vous savez que dans nos villages les affections organiques de l’estomac sont fréquentes. Quelle est la cause de cette fréquence? C’est un point d’étiologie difficile, car à part les habitudes d’alcoolisme et la misère, le régime grossier de certaines gens, on en est réduit à recourir à l’hérédité, que l’on rencontre le plus ordinairement. Or, il arrive encore assez souvent que chez les deux conjoints il y a des antécédents héréditaires d’affection cancéreuse. Là donc la contagion ne peut être invoquée avec certitude.

En second lieu, il y a beaucoup de mariages entre cousins-germains, quelquefois même entre cousins deux fois germains ; il n’y a donc rien d’étonnant à ce que le mari et la femme, à un certain âge, soient atteints, ou simultanément, ou à des époques différentes, d’affections cancéreuses qu’on ne peut encore alors attribuer à la contagion. J’ai vu assurément plusieurs fois, souvent même, le mari et la femme succomber à des affections cancéreuses internes, mais je n’ai pas présents à la mémoire des faits bien établis de contagion.

M. Noël indique parfaitement le point faible d’un certain nombre d’observations mises à l’actif de la contagion : on a souvent négligé de s’enquérir suffisamment des antécédents héréditaires des conjoints cancéreux ; c’est une lacune a combler dans les faits qui seront recueillis à l’avenir. Je ferai cependant remarquer que dans nos observations V, XII, XIII, XIV, XV, XXII, l’absence d’antécédents héréditaires est nettement spécifiée.

Les Drs Desplous (de Rimogne) et Manichon (d’Oulchy-le- Château) ont constaté souvent aussi des antécédents héréditaires chez leurs clients. Nous reproduirons tout-à-l’heure les notes qu’ils ont bien voulu nous adresser.

Mais dans quelle proportion cette hérédité entre-t-elle dans l’étiologie des maladies cancéreuses ? Voilà une question à laquelle il est moins facile de répondre qu’on ne le supposerait au premier abord.

Récamier, Broca lui font jouer un grand rôle, alors que Breschet, Ferrus, Amussat, Piorry, Cruveilhier nient son influence. Lorsqu’on entre dans le détail des faits, on constate qu’elle est réellement moins souvent en cause que ne le ferait supposer la lecture des classiques. Lebert, sur 102 cas, ne l’a

constaté que 14 fois (soit dans J/7 des cas) ; Paget, 26 fois sur 160 ( 76 ) ; Sibley, 34 fois sur 305 ( J/9 ) ; Siegrist, 2 fois sur 77 ( 7 38 ); Snow, 169 fois sur 1075 ( l/ 6 ). Bayle avait déjà fait remarquer que, vu la fréquence du cancer, il n’était pas logique d’attribuer forcément à une disposition héréditaire la coïncidence de plusieurs maladies de ce genre dans une même famille ; Hallopeau fait exactement la même réflexion, et J. Hutchison pense que l’influence de l’hérédité est secondaire. Pour lui, les conditions vraiment déterminantes sont l’âge et l’irritation locale.

Tous les médecins qui se sont donnés la peine de rechercher les antécédents de leurs cancéreux sont arrivés à des conclusions assez analogues ; il suffit, pour s’en convaincre, de consulter les monographies où l’auteur, embrassant un sujet moins vaste, a pu l’étudier plus complètement, et apporter à l’appui de son travail des chiffres sérieusement établis.

Il nous paraît instructif d’en donner quelques exemples :

Cancer de la peau. — Paget a constaté l’hérédité dans x/2 o des cas (4%); Heurtaux dans '/io (8°/o). Hardy pense que cette influence n’est pas si manifeste pour l’épithélioma de la peau que pour les autres variétés de cancer.

Sein. — Velpeau admet l’action incontestable de l’hérédité et estime qu’un tiers de ses malades l’ont présentée. Mais les tableaux statistiques très complets qu’il publie ne confirment nullement cette assertion : sur 320 cas observés en ville, l’hérédité est signalée n fois seulement ( 729 ou 3,4%). Samuel Gross, dont la statistique porte sur 1,164 faits, a vu l’hérédité dans 4,7 % des cas, et il note la proportion beaucoup plus considérable de 20 % pour les abcès, et de 13 % pour les traumatismes. Oldelop donne le chiffre de 4,4, et W. Gross celui de 11,28 %.

Langue. — Th . Anger trouve l’hérédité assez souvent signalée, mais pense qu’il ne faut pas y attacher une importance exagérée. Buisson dit qu’elle a été notée quelquefois. Butlin croit qu’on lui a donné trop d’importance : « S’il n’y avait que le carcinome lingual pour étayer la théorie de l’hérédité du cancer, cette théorie cesserait bientôt d’avoir cours. »

Utérus. — Schrôder, sur 948 cas, a observé l’hérédité 78 fois (8,2 %); West chez x/6 de ses malades.

Testicule. — L’hérédité est loin d’être démontrée. Dans un seul cas,

sur une trentaine d’observations de testicule cancéreux chez des enfants, l’influence héréditaire pouvait être mise en cause. (Monod et Térillon).

Rectum. — Daniel Mollière signale l’hérédité en passant, sans y attacher d’importance ; Curling n’en parle pas ; Allingham ne l’a que rarement constaté et, dans les tableaux d Iversen, sur 247 cas, elle n est notée expressément que 2 fois.

Il est inutile de continuer cette énumération pour prouver que l’hérédité n’entre que pour une part assez minime dans l’étiologie du cancer.

Le tableau suivant, qui comprend tous les épithéliomes dont j’ai recueilli les observations depuis quelque temps, montrera mieux encore la vérité de cette proposition.

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