‹ La question du gaz à ParisChapitre 15 sur 79 · Soit par mètre cube. . . . fr · texte numérisé non relu

Soit par mètre cube. . . . fr

La différence par mètre cube résultant de la différence des prix do la houille à Londres et à Paris est toujours de fr. 0331

2« Partie. — CAMPAGXE DK L ABAISSEMENT ^7

L'amortissement des capitaux immobilisés — que les Com pagnies londoniennes n'ont pas à supporter — reste également fixé par mètre cube à. . » 01G4

Total général » 1222

Si du prix moyen de vente du gaz à Paris 0.2547, nous déduisons les impôts, charges, frais divers et différence du prix de la houille ci-dessus, qui pèsent sur l'exploitation de la Compagnie Parisienne, et que les Compagnies londoniennes n'ont pas à supiK)rter. SoU 0.1222

Il reste comme prix réel de vente par mètre cube 0.1325

M. Serf, dans son rapport, a donc eu tort de mettre en opposition le prix de vente du gaz des villes de l'Etranger, notamment celui de Londres, à celui de Paris, et surtout de dire que les bénéfices de la Compagnie' Parisienne étaient dus à cette différence de prix, puisque en réalité si en 1881, l'exploitation du gaz s'était faite à Paris dans les mêmes conditions qu'à Londres, par exemple, la Compagnie aurait pu donner son gaz à la Ville et aux particuliers,- au prix moyen de fr. 1325 le mètre cube le bénéfice de ses actionnaires restant exactement le même.

Ce bénéfice est de 13.39 0/0 du Capital engagé, ainsi que nous l'avons vu page 39. Il auraiCdonc été supérieur de 3 39 0/0 à celui réalisé par les Compagnies londoniennes.

Cette plus-value provient de ce que la Compagnie Parisienne fabrique plus économiquement, et surtout traite mieux ses sous-produits — de l'avis même des Anglais — que les Compagnies de Londres

Quel était en 1878, exercice visé par M. Serf, le prix de revient du gaz f

A|»pli(|Uons la même méthode de comparaison qu'à la page 19 :

En 1878 il a été consommé 211,919,517 mètres cul>os de gaz (gaz particulier et gaz municipal réunis) qui ont donné une recette de 51,025,228 fr.

Ce qui établit la moyenne de vente à :

Soit. . . . 0.2548

Le bénéfice net de la Compagnie a été en 1878 de 21,857,854 fr. Ce qui donne comme moyenne par métré cube :

fr. 1031 de bénéfice net

Or qu'est-ce que c'est que le prix de tevient d'une marchandise? C'est la différence entre ^on prix de vente et le bénéfice qu'elle procure ! Donc si nous retranchons du prix de vente le bénéfice. . 1031

Il nous reste comme prix de revient du mètre cube de gaz en 1878: . . . 0.1517

Par consé(|uent, au lieu d'avoir diminué il se trouve (|U0 le prix de revient du gaz de 1878, comparé au prix de revient de 1856, a en réalité augmenté de fr. 0227 par mètre cube.

Cela paraît impossible, inexplicable puisque les bénéfices augmentent chaque année , et, surtout, puisque les soùs-produits — qui avaient donné 2,506,388 fr. 53 en 1856 —ont atteint, en 1878, la somme de 17,618,471 fr. 57 1 C'est cependant rigoureusement exact, et pour le démontrer il nous suffira de mettre en regard les résultats des deux années ;

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