Partib. — CAMPAGNE DK L'ABAISSEMENT oS
Dans le texte de Tarticle 48 du traité de 1870, donné par M. Serf, nous relevons en outre une omission qu'il est nécessaire de signaler.
En effet, il y manque le paragraphe 4 ainsi conçu :
a Ces stipulations ne seront applicables que par période de 5 ans, et après le rapport de la Commission dont il sera parlé au paragraphe suivant .
Mais ceci est peut-être une omission involontaire et nous ne citons le fait que pour mémoire.
En somme, M. Serf conclut en disant qu'il suffit pour rendre obligatoire la réduction du prix de vente du gaz: que le prix de revient ait été abaissé et il ajoute :
« Or, qui pourrait prétendre que ce résultat n'a pas a été obtenu ! Non seulement le prix de revient du « gaz a diminué, mais d'aucuns, des plus autorisés, « prétendent même qu'il est presque nul! N'a-t-il « pas été fait l'aveu par la Compagnie elle-même, a dans son rapport à l'Assemblée générale du 27 « mars dernier, ^^que la valeur de la matière première a était à peu près payée par les sous- produits qu'on « en tire" lesquels, en 1855, n'étaient pour la plupart « que des matières encombrantes ? »
Sur quoi M. Serf, s'est-il appuyé pour avoir pu établir que non-seulement le prix de revient du gaz a diminué, mais que gens plus autorisés que lui prétendent même qu'il est presque nul f
Il ne l'indique [las dans sa première brochure.
Or, quel était en 1856, première année d'existence de la Compagnie Parisienne, le prix de revient du gaz? Nous l'avons vu a Ux pa^;*.^ lU ; il f^^ait de fr. 1290.
Nous ne voulons pas nous livrer ici à une discussion approfondie sur tous les articles de dépenses et de recettes des deux bilans ci-dessus. Nous ouvrirons cette discussion lorsque nous examinerons, comparativement, le bilan de Tannée 1856 à celui de l'année 1881 ; pour le moment contentons-nous de constater :
1° Que la moyenne des recettes, qui était de 0,3211 par mètre cube en 1856, s'est élevée à 0,3529 en 1878. Soit une augmentation moyenne de 0,0318 par mètre cube. Mais que, réciproquement la moyenne des dépenses, qui était de 0,2142 en 1856, s'est élevée à 0.2498 en 1878. Soit une augmentation moyenne de 0,0356 par mètre cube : ce qui constitue en réalité une perte de 0,0038 par mètre consommé au détriment de
2° Que cette perte de 0,0038 représente bien la réduction du bénéfice moyen par mètre cube àes deux
Réduction . . 0,0038
3° Que si on prend pour base d'examen le produit seul de la vente du gaz leprix de revient qui était de : (0,2359 — 0,1069) = 0,1290 en 1856, s'est élevée à : (0,2548 — 0,1031) = 0.1517 en 1878 : c'est à dire qu'il a augmenté de 0,0227 par mètre cube.
4? Que si on prend pour base d'examen le total des produits des deux exercices la moyenne des dépenses qui était alors de : (0,3211 — 0,1069) = 0,2142 en 1856, s'est élevée à (0,3529 — 0,1031) = 0,2498 en 1878. C'est-à-dire qu'elle a augmenté de 0,0356 par mètre cube sur l'ensemble de l'exploitation.
2» Partie. — CAMPAGNE DE L'ABAISSEMENT 63
Le bénéfice net moyen reste le même dans les deux cas. (1)
5° Ce bénéfice net par mètre cube qui était en 1856 de : (0,3211 — 0,2142) = 0,1069, s'estabaissé en 1878 à: (0,3529 —9,2498) = 0,1031. C'est-à-dire qu'il a diminué de 0,0038.
Tous ces chiffres sont absolument authentiques et tout le monde pourra les contrôler avec les bilans des années 1856 et 1878 qui ont été publiés en 1857 et 1879, après vérification de TAdministration municipale.
Donc les deux principaux arguments de M. Serf, — qui aurait dû se livrer au travail que nous venons de faire avant de comparer les Compagnies gazières de Londres à la Compagnie gazière de Paris, et avant d'affirmer que le prix de revient da gaz, que nous consommons, avait diminué au point d'être presque nul aujourd'hui, — n'ont aucune valeur puisqu'ils sont, du tout au tout, contraires à la vérité.
C'est cependant la publication de cette brochure, parue dans leâ premiers mois de l'année 1879, qui fut le point de départ de la Question de V abaissement du prix du gaz ; et, ce sont sur les appréciations erronées qu'elle contient, qu'on s'est appuyé pour faire signer les pétitions qui ont été adressées au Conseil municipal, et pour provoquer le mouvement de l'opinion qui s'est manifesté plus tard dans la presse, et dans les réunions publiques organisées par le Comité de petit ionnement dont nous aurons bientôt à nous entretenir.
D les
En effet : si nous appelons B le bénéfice net de l'exploitation, les dépenses totales, G le produit de ?€nte du gaz y SP toutes les autres recettes, et enfin R le total de tous les produits, nous avons :
1er Cas : G = (D — SP) + B. d'où B = G — (D — SP).
2» Cas : G + SP, c'est-à-dire R = D + B, d'où : B = R — D.
Mais R — D -= G — p — SP).
Donc, dans les deux cas B rest« le même.