A CES DEUX DATES
« Le bénéfice sur le prix de revient « ressortait donc :
« 1° En 1855, à 2 centimes pour un « prix de revient de 28 centimes, soit
« 7 Vo ;
a 2° En 1879, à 18 cent. 66 pour un prix de revient de 11 cent. 34, soit « 164, 5 Vo.
a En ajoutant au prix actuel de re- « vient 11 cent. 34
(.< Les frais d'amortissement du ca- « pital 1 — 43
« Le prix total de revient est de. . 12 cent. 77
« Soit avec le prix de vente ... 30 ^ — 00
« Une différence de 17 — 23
« Ou un bénéfice de 135 p. 100
Il est fort possible qu'en 1855 — c'est-à-dire avant la fusion des six Compagnies gazières de Paris dont l'exploitation en commun n'a commencée qu'au l**" janvier 1856 — le prix de revient du gaz fut de 0,28 cent, le mètre cube y compris 0,0495 d'amortissement. Mais le prix de vente au public n'était pas de 0,30 cent, comme M. Serf l'affirme : il était en réalité de 0,41 cent, en moyenne.
Ce n'est qu'à partir du l*''" janvier 1856 que le gaz tièté abair^îsé à 0,30 cent, pour les particuliers, et à 0jl5 cent. \nmv la Ville, qui le payait avant cette date
Partik. — CAMPACXE DK L ABAI-SEMTXT «
en moyenne à 0,30 ceni. le mètre cul-e. 'Voir paire 18 . La fusion des six C^mpasmies gazieres eût pour résultat de ramener à 0J2l'> lep^ir ^/* reri m dn mètre cube de gaz qui était — ainsi «j^ih M. Serf rir.ii jue — de 0,2305 mon com[ ris ranioriissement avant le l**" janvier 1856 : S«>ii uae diminution de dépenses de 0,1015 par niètre cube en faveur de 1856.
Mais la fusion eut aussi pour résultat de ramener à 0,2359 le prix moyen de vente du gaz municipal et particulier réunis voir page 61 le bilan de 1856., qui était avant le 1*' janvier 1856 de 0,38'>0. Soit une diminution de recettes de 0,1501 au détriment de 1V\ploitation de 1856.
Le bénéfice net des Comj>agnies réunies fut inférieur en 1856 à celui des années précédentes.
Nous en trouvons la preuve dans cette phrase du rapport aux actionnaires de 1857 sur Texercice de 1856;
(Page 9: Exploitât ion * « L'exploitation en 1856 ne « f>ouvait profiter des avantages qui doivent résulter « de nos dispositions nouvelles : elle a subi, au conte traire, des mécomptes et des charges qui n'avaient « pas grevé les dernières années du régime précé- « dent. » (Suit Texplication du bilan que nous avons « donné page 61).
Enfin comment admettre que si au commencement de son exploitation le gaz avait coûté comme prix de revient 0,28 cent, le mètre cube, la Compagnie Parisienne aurait consenti à le vendre en moyenne à 0,2359, c'est-à-dire avec une perte sèche de 0,0141 par mètre cube ?
En somme pour arriver aux résultats qu'il a indiqués dans son deuxième rapport M. Serf a employé Texpédient suivant :
11 s'est servi d'un prix de reoient du gaz antérieur au !•' janvier 1856, et il l'a comparé, non pas au^r^'a? de vente moyen de 1856 qui était de 0,2359, mais au ^rix fort du gaz particulier de cette année.
Or, ne l'oublions pas, c'est sur cette manière de calculer que M. Serf fondait Ibl justesse de toutes ses revendications.
Cliapitre \.
La composition do la Commission scientifique. — Les séances.
— Les délégués de la Compagnie Parisienne du gaz sont entendus. — MM. Vuillet et Serf sont également entendus.
— Rapport de la Commission, r— Ses conclusions.
La Commission scientifique nommée par le Ministre de l'Intérieur fut définitivement composée de la manière suivante :
MM. Rolland, Président, membre de l'Institut, directeur général des manufactures de l'État ;
Debray, Vice-Président, membre de l'Institut, essayeur à la garantie ;
Troost, professeur de chimie à la Faculté des sciences ;
Aimé Girard, [Tofesseur de chimie industrielle au Conservatoire des Arts et Métiers ;
Friedel, membre de l'Institut, conservateur de minéralogie à l'Ecole des mines ;
2» Partie — CAMPAGNE DE L'ABAISBEMENT 9d
Lan, ingénieur en chef des mines, professeur de métallurgie à FEcoles des mines.
La Commission tint sept séances parmi lesquelles trois furent consacrées à son organisation, trois à entendre les déléguées de la Compagnie du (jaz et les délégués des Chambres syndicales, une à la lecture du rapport qu'elle adressa au Ministre de l'Intérieur le 8 juillet 1880.
Voici la reproduction in-extenso, des }»rocés-Yerbaux des trois séances auxquelles assistèrent les délégués en question :