‹ La question du gaz à ParisChapitre 30 sur 79 · TROISIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PARTIE

Pourparlers entre la Ville et la Compagnie

di»iiitre Premier.

Do<i pourparlers sont engages entre 1^ Ville et la Compagnit Parisienne /îowr arriver h un abaissement du prix du gaz, — Le Conseil municipal délègue cinq membres pour prendre part aux conférences. — Formation de la Commission. — Compte-rendu des coniérences.

Après le rapport de la Commission scientifique il semble que Ton devait renoncer à exiger de la Compagnie Parisienne une réduction du prix de gaz.

Mais à la suite de la protestation du Comité de pétitionnement, à la suite de nouvelles réunions, de nouvelles pétitions et de nouveaux articles de journaux, attaquant très violemment les conclusions de la Commission, on se demanda s'il ne serait pas possible de trouver une combinaison qui permit de donner satisfaction aux consommateurs parisiens.

Des projets surgirent alors de tous côtés : les uns proposèrent de racheter la concession de la Compagnie et de faire faire l'exploitation du gaz par la Ville elle-même; les autres proposèrent l'adoption d'un autre système d'éclairage; enfin ceux qui croyaient — et ils étaient nombreux ceux-là — que : si la Commission scientifique avait fait remonter ses recherches jusqu'au 1^^ janvier 1856 elle aurait constaté une énorme différence entre le prix de revient de cette époque et le prix de revient de 1880, demandaient de faire trancher la question par les tribunaux compétents.

3« Partie. — POURPARLERS ENTRE LA VILLE ET LA Ci« 127

L'Administration qui savait naturellement à quoi s'en tenir sur cette différence des prix de revient, comprît sans doute qu'un procès n'amènerait aucune solution sérieuse ; car en supposant même que la Ville gagnât le procès engagé : c'est-à-dire que le tribunal consulté sur l'interprétation de l'article 48 du traité de 1870, admît la date du V^ janvier 1856 comme point de départ des recherches de la Commission quinquennale de 1880, il n'y aurait pas eu lieu d'imposer une réduction du prix du gaz puisque le p/'/ar de revient y au lieu de s'être abaissé depuis 1856, avait au contraire augmenté de quelques centimes.

C'est sous l'influence de cette considération que le Préfet de la Seine, M. Hérold, proposa au Conseil municipal dé nommer une Commission spéciale chargée d'étudier, avec des délégués de la Compagnie, un arrangement amiable qui pourrait permettre un abaissement immédiat du prix du gaz.

Le 13 novembre 1880 le Conseil municipal désigna pour faire partie de cette Commission : MM. Cerneèson, Martial Bernard, Jacques, Jules Roche et de Hérédia, conseillers municipaux.

Le Préfet désigna, en outre, pour représenter l'Administration. MM. Alphand directeur des travaux, Huet et Allard ingénieurs en chef de la Ville; et la Compagnie Parisienne délégua de son côté : MM Margueritte, président du Conseil, Sainte-Claire Deville, vice-président, Payn, Pelouze, Preschez, administrateurs, et Emile Camus, directeur^ pour défendre les intérêts de ses actionnaires.

M. de Beauvoir, chef de bureau de l'éclairage, fut chargé des fonctions de secrétaire.

i28 LA QUESTION DU GAZ A PARIS

Cette Commission mixte tint sept conférences au pavillon de Flore.

Il serait trop long de reproduire ici les procès-verbaux de ces sept réunions, mais nous croyons que le compte-rendu in-extenso de la première conférence — qui établit très nettement les bases sur lesquelles s'engageaient les pourparlers — est nécessaire pour bien saisir les diverses conditions du rapport et du projet de traité qui résultèrent des travaux de la Coujmission :

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