‹ La question du gaz à ParisChapitre 33 sur 79 · fr · texte numérisé non relu

fr

La Compagnie Parisienne . 50 . 200 . 000 fr .

Total. . . . 87.900.000 fr.

Soit une différence de 56,400,000 fr. en faveur de 1894 et les consommateurs continueront néanmoins à payer comme par le passé, leur gaz 0,30 cent le mètre cube : parce que, nous le répétons, le prix de revient par mètre cube ne se sera pas abaissé.

Mais voyons ce qui se serait passé en 1894, avec le môme prix de revient, si le projet de traité de 1880 avait été voté !

D'abord les consommateurs, en vertu de l'articPe 1 de la nouvelle convention, auraient payé le mètre cube de gaz 0,05 cent, moins cher. La consommation totale étant de 500,000,000 de mètres cubes et si nous supposons que le gaz municipal entre par 20 % dans ce chifiFre, les consommateurs auraient fait cette année-là une économie réelle de : 400,000,000X0,05= 20.000,000 fr.

La Compagnie et la Ville auraient touché cette somme en moins, c'est-à-dire : 87,900,000 — 20,000,000 = 67,900,000 fr.

Mais en vertu dé l'article 2 de la même convention, à partir d'un bénéfice de 22,600,000 fr. pour la Compagnie et d'une participation de 10,200,000 fr. po^^r la Ville, les bénéfices excédents, c'est-à-dire 67,900,000 — (22,600,000, + 10,200,000) = 35,100,000 fr., devaient être ainsi distribués •

3« Partib. — POUBPARLKBS ENTRE LA VILLE ET LA O 151

Consommateurs: 1/2.— Ville : 1/4.— Compagnie : 1/4. 11 s'en suit qu'en 1894 les 87,9(X),O0Ofr. qui auraient été touchés par la Ville et la Compagnie avec le traité de 1870, se seraient répartis de la manière suivante avec l'application du nouveau traité :

Consommateurs . . (40.000.000 X 0,05) =

Page 1