ART, VAN
de la population du Canada a porté continuellement au gouvernement anglais.”
Le Chronicle, de Québec, protesta dans des lignes très émues.
Le Leader, 4e Toronto. à son tour, répondait
à M. Goldwin Smith :
—Le catholicisme dans le Bas-Canada, est d'un genre tout différent Si tous les peuples étaient aussi peu entachés de bigoterie que ne le sont les Canadiens-français, l'énorme quantité de fanatisme religieux qui existe dans le monde serait considérablement diminué. Cet état ne prend pas sa source dans l'indifférence en matières religieuses ; car 1l n’y a guère de nation plus portée à la véritable dévotion que ne l’est le Canadien-français.”
Voilà ce qu'ennemis et amis écrivaient de nous, il y a trente ans.
Depuis lors, la note a changé pour nos détrac-
teurs.
Le Canadien-français, relique antédiluvienne de l'ancien régime, a continué à mener cette wie artificielle dénoncée au monde par l’illustre professeur d'histoire moderne. Ce modeste peuple s’est complu dans son autonomie. Il lui a donné tous les développements possibles, à la grande surprise de M. Goldwin Smith.
Seul, M. Smith a changé.