‹ La question du Latin. -- (volume 2)Chapitre 24 sur 55 · XII AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XII AVANT-PROPOS

l'ignorance dans laquelle on a laissé croupir les masses qui, presque à époques fixes, engendre ces crises, ces explosions effroyables qui apparaissent dans notre histoire comme une sorte de mal chronique, à ce point qu'on pourrait annoncer à l'avance l'arrivée de ces vastes tempêtes sociales?..; Oh ! il faut nous débarrasser du passé. Il faut refaire la France. Hélas ! tel fut le cri qui, au lendemain de nos désastres, est sorti de toutes les poitrines. Pendant trois mois on a entendu ce cri sacré, illumination subite d'un peuple qui ne voulait pas périr. Ce cri, on ne l'entend plus, on n'entend plus parler aujourd'hui que de complots et d'intrigues dynastiques; il n'est plus question que de savoir quel prétendant s'attribuera les débris de la patrie en péril. Il faut que cela cesse; il faut écarter résolument ces scandaleuses convoitises et ne plus penser qu'à la France. Il faut se retourner vers les ignorants et les déshérités, et faire du suffrage universel, qui est la force par le nombre, le pouvoir éclairé par la raison. Il faut achever la Révolution.

(( Le jour où il sera bien entendu que nous n'avons pas d'œuvre plus grande et plus pressante à faire, que nous devons laisser de côté, ajourner toutes les autres réformes, que nous n'avons qu'une tâche, instruire le peuple, répandre l'éducation et la science à flots, ce jour, une grande étape sera marquée vers notre régénération. Mais il faut que notre action soit double, qu'elle porte sur le développement de l'esprit et sur celui du corps; il faut, selon une exacte définition, que dans chaque homme elle nous donne une intelligence réellement servie par des organes. Je ne veux pas seulement que cet homme pense , lise et raisonne , je

veux qu'il puisse agir et combattre Rentrons dans

la vérité et que, pour tout le monde, il soit bien

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