‹ La question du Latin. -- (volume 2)Chapitre 33 sur 55 · XXIV AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

XXIV AVANT-PROPOS

pourquoi ne le dirais-je pas? parce que, dans mon dévouement à la cause que j'ai embrassée, je cherchais à me rendre digne de la haute magistrature dont j'étais investi, en me confondant avec les membres de cette Université de France dont je suis Fun des élèves fidèles et reconnaissants et à qui je porte tant d'affection et de respect.

Je n'ai pas à parler ici de la manière dont j'ai rempli ma tâche au ministère de l'instruction publique, pendant les six mois qu'il m'a été donné de l'occuper. Tout ce que je tiens à dire, c'est que je regarde comme le plus grand honneur, comme la plus grande joie de ma vie, d'avoir pu resserrer les liens qui me rattachaient aux dignes successeurs des maîtres de mon enfance et de ma jeunesse. J'ai vu de près les hommes éminents qui sont à la tête de ce grand service de l'éducation nationale, et, s'il en était besoin, je porterais témoignage de leurs lumières et de leur zèle, de leurs capacités et de leur amour du devoir. Il me plaît de penser que je leur ai laissé à tous le souvenir d'un homme qui n'a pas cru se montrer mieux leur chef qu'en se inontrant leur plus actif collaborateur. On n'a d'ailleurs pas l'honneur d'être placé, même pour un temps bien court, à la tête de l'Université, sans se sentir pénétré pour ce grand corps de la plus haute estime. L'Université mérite plus que jamais la confiance de la France libérale et laborieuse. C'est une grande et noble école de travail, d'indépendance et de dignité. Elle n'est pas réfractaire, comme ses détracteurs l'assurent, aux idées de réforme et de progrès ; elle est au contraire plus disposée et plus apte que nul autre corps public, à s'étudier pour se corriger elle-même, en vue de perfectionner ses méthodes et de distribuer un enseignement non pas nouveau, mais mieux approprié aux

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