‹ La question du LibanChapitre 6 sur 124 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

riera », qui continue au nord- la fosse du Ghôry où coule le Jourdain. C'est un couloir, une vallée entre deux chaînes, longue de 120 kilomètres, large de 14 kilomètres. Elle est partagée en deux tronçons par une ligne de faite, un seuil qui s'élève à Baalbeck à une altitude de 1.160 mètres. De ce faite la plaine s'abaisse des deux côtés jusqu'à 500 mètres d'altitude.

A l'est de la Cœlésyrie, en face du Liban, se dresse l'Anti- Liban ou Djebel el-Charki (montagne de Test), qui commence, au sud, au massif du mont Hermon ou Dje-bel-el- Cheihh (montagne du roi), dont l'altitude est de 2.759 mètres. La structure est analogue à celle du Liban, mais son allure générale est moins imposante et son dessin moins net. Il est bordé également et déchiré par de nombreuses failles et cassures transversales et longitudinales. Ce sont des ravins, des vallées profondes et abruptes, des cavernes, des grottes et des cirques comme dans le Liban. L'altitude moyenne de la crête est de 1.623 mètres, celle de ses sommets de 1.768 mètres. Le TaiaçatMousa atteint 2.670 mètres, le Halirnat-Kabou 2.516 mètres, et VAbul-Hin, qui, de loin, domine Damas, 2.539 mètres. Les cols ne sont pas moins élevés que dans le Liban.

La pente raide de l'Anti-Liban est à l'ouest, tandis qu'à Test, vers le désert, il s'abaisse lentement en quatre gradins ou terrasses successives, bordées par des failles.

Climat* — Le climat du Liban et de la Syrie marque la transition entre le climat méditerranéen et celui de l'Asie centrale et de l'Arabie. Ses caractères généraux sont déterminés par la présence de la mer Méditerranée à l'ouest, et par les déserts à l'est, au nord-est et au sud. Il y a deux saisons : la saison humide et la saison sèche. Mais le relief détermine des variantes, spécialement dans le Liban. Le littoral phénicien est très arrosé. Les vents marins, 9e heur-» tant au massif du Liban, se refroidissent; leurs vapeurs d'eau se condensent et se déversent en très grande partie au pied et sur la pente occidentale de la chaîne.

A la On du mois d'octobre, les orages éclatent ; c'est l'approche des grandes pluies. En décembre, le tonnerre gronde souvent, les éclairs déchirent les nuages et les crèvent; les pluies deviennent abondantes et régulières : c'est l'hiver.

L'altitude détermine une période de froid, en janvier

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