Revue politique et parlementaire f 21 novembre
pente asseii rapide, l'uniformité relative de cette pente et le parcours peu sinueux permettent Thésitation.
Le canal latéral est une solution de tout repos; pour lui tout peut être prévu; la navigation pourra y être exactement ce que les ingénieurs auront réglé d'avance. Par contre, cette solution présente un défait tel que l'Administration Ta jugé prohibitif; c'est son prix. L'évaluation de la dépense dépassait 500 niillions pour le Rhône de Lyon à la mer, et il s'agit d'un prix d'avant guerre. Les solutions de M. Ghambaud de la Bruyère et de M. Le Vallois sont présentées par ^eurs auteurs comme moins coûteuses. M. le commandant Le Vallois estime que ses longs biefs, ses plans inclinés, remplaçant les écluses et rachetant de fortes dénivellations, coûteraient beaucoup moins cher que le canal à nombreuses écluses. En outre, le canal latéral a cet inconvénient de ne permettre la récupération que d'une faible partie de l'énergie hydraulique. Les éclusages sont nombreoi et occasionnent une grande perle de temps. Une seule rive bénéficie des avantages de la navigation. Le canal gêne les communications par terre en ajoutant un cours d'eau artificiel au cours d'eau naturel. Le gel est plus à craindre qu'avec le fleuve aménagé.- Par contre, les crues seront, avec le canal latéral, sans effet sur la navigation. En outre, il ne souflrira pas du régime rapide du Rhône, qui roule de grandes quantités de sables, graviers et galets, et il ne risque pas de surélever le niveau des inondations, comme on le reproche aux barrages et autres modes d'aménagements du fleuve lui-même. Avec de faibles pentes, la traction des bateaux y serait très facile et le facilité serait presque la même dans les deux sens, descente et remonte.
Quant au projet de M. Armand, il est critiqué dans le Génie Ciçil du 23 août 1919, par M. Mâhl, qui le considère comme coûteux, comme tout projet de dérivations. En outre, le projet ne donnerait qu'une puissance très inférieure à celle qu'espère obtenir M. Mâhl.