‹ La Question du Rhône: Projet d'aménagement du fleuve, navigation, énergieChapitre 47 sur 124 · ego · texte numérisé non relu

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L'augmentation est constante, sauf pendant les deux premières années de la guerre. Les excédents d'importation, qui donnent une balance du commerce défavorable, devaient être largement compensés par l'apport des fonds des touristes, et par le transit des marchandises provenant de l'étranger. La balance des comptes doit être très favorable. Il est facile de constater que l'activité commerciale de la Suisse est très grande; l'accroissement constant qui résulte du tableau ci-dessus en est un signe; comparé au nombre d'habitants^ le commerce total donne les chiffres suivants par tête d'habitante

i. L'augmentation des prix pendant la guerre explique en partie cet accroissement rapide.

2. Population : 3.173.077 h. en 1900; 3.735.049 en 1910; 3.937.000 en 1916.

LE RHONE VOIE d'aCÇÈS A LA SLISSE ET A l'eUROPE CENTRALE 71

1900 614 francs

Ces chiffres sont le signe d*uae très grande activité commerciale, car, en 1913, nous trouvons pour la Suisse le nombre 850, tandis que le total par tête était : en Allemagne, 379; en Autriche-Hongrie, 127; en Angleterre, 76(>; en France, 389.

Avant la guerre, les quatre paysf limitrophes de la Suisse lui fournissaient plus des 2/3 de ses importations, tandis qu'ils n'absorbaient que 45 p. 100 de ses exportations globales.

61. Commerce extérieur suisse. Marchandises pouvant emprunter la voie fluviale. — Voici un tableau (v. p. 7^) donnant, pour la Suisse, le poids et la valeur des importations et exportations des matières pour lesquelles la voie fluviale parait intéressante.

Le transit à travers la Suisse, par chemin de fer, s'est élevé, en 1912, à un total ^e 1.873.826 tonnes de marchandises, soit près de 20 millions de quintaux, près des 13 p. 100 du trafic total par chemin de fer. Une partie notable de ce transit pourrait prendre la voie du Rhône.

Il est évident que ces tableaux ne donnent que des renseignements incomplets pour la question qui nous occupe. Nous voyons cependant que le commerce suisse, pour certaines marchandises pouvant utiliser les voies fluviales, atteignait, en 1913, l'année qui précédait la guerre, un tonnage de près de 7 millions de tonnes, exactement 6.898.000 tonnes, valant près de 660 millions de francs. Nous trouverons plus loin, à propos du projet de canal du lac Léman au Rhin d'autres renseignements au sujet du tonnage qui aurait intérêt à emprunter ce canal.

Quelle est la partie de ce trafic qui pourrait utiliser la voie navigable du Rhône? Il est certain que cette question ne pourrait être résolue qu'en réunissant des indications très minutieuses et fournirait, à elle seule, la matière d'un important ouvrage. Pour nous borner à quelques indications sommaires, nous remarquons qu'il faut écarter tout le trafic avec Tltalie, FAutriche, et celui qui a intérêt à enti'er en France ou à sortir de, France, par voie ferrée, par Vallorbe, le Locle et Delémont- Delle. 11 faut encore écarter le trafic normal du Rhin. Par contre, il ne faut pas oublier que certains types de marchandise, denrées coloniales, cuirs et peaux, papiers, cotons, laines, paille, caoutchouc, argile sous toutes ses formes, matériaux

l'aménagement du RHONE

HATIÈKSS

IMPORTJ^TIONS 1

Poids

Valeur

Poids

Valeur

Poids

Valeur

en quintaux nets*

milliers.

en quintaux nets*

milliers

en quintaux nets*

milliers

de francs

de francs

de francs

Céréales...

Engrais et

déchets...

Bois

CharboDjDii-

néraux . . .

Métaux ordi-

naires . . .

Totaux.

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