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Industriel SsLVomen, i3 juillet

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le Conseil général des ponts-e!-chaassées a donné, en 1909 également, un avis favorable.

Nous avons déjà indiqué que le projet du barrage de Génissiat a été l'objet d'un rapport favorable, en date du 9 juillet 1908, d'une commission technique nommée par la ville de Paris, et présidée par M. Maurice Lévy, membre de l'Institut.

D'autre part, le 5 mars 1906, la Commission du ministère des travaux publics avait donné un avis favorable aux demandes de concession, que nous avons exposées, formées par le Syndicat français des Forces hydrauliques du Pont de Grésin et de la Boucle du Rhône, et par la Société des Forces hydrauliques de Malpertuis. Nous avons dit que cette dernière société a fonda son projet avec celui de la Société française des Forces hydrauliques du Rhône, et que, de cette fusion, est sorti le projet des deux barrages de Malpertuis et de Bellegarde.

Le projet Maillet, présenté le 17 janvier 1918 au Comité supérieur des travaux publics, a été pris en considération, soms réserve des modifications que nous avons indiquées.

Quant à la Commission interdépartementale chargée d'étudier l^ question de l'aménagement du Rhône, elle a émis une série de vœux, dont un des derniers, confirmant les précédents, en date du 16 juin 1917, est ainsi conçu : « La Commission interdépartementale, réunie le 16 juin (1917), rappelle ses délibérations précédentes, les confirme, demande que soit poursuivie, sans attendre la un de la guerre, par les moyens les plus i*apides, l'étude et Texécution du canal latéral au Rhône S qui doit assurer la régularité de la navigation et de l'irrigation, demande Futilisation intégrale des forces motrices du Rhône, demande en même temps lachèvement des études entreprises et l'exécution des travaux qui seront décidés pour Tutilisation du Haut- Rhône, sous réserve qu'aucune concession de force^ motrice ne soit accordée si elle n'assure, au cours môme de sa réalisation, la navigation sur le haut fleuve, et si elle ne réserve les quantités d'énergie électrique nécessaires pour cette navigation ».

Le 12 janvier 1918, la Commission interdépartementale a continué à réserver son avis, en ne prenant pas parti pour l'un ou pour l'autre des projets d'aménagement du Haut-Rhône ; elle s'est bornée à émettre le vœu suivant :

« La Commission interdépartementale du Rhône, réunie à Lyon le 12 janvier 1918, demande que les projets d'utilisation du Haut-Rhône, en vue de la navigation ou de la captation des forces motrices, soient de préférence concédés à de grandes collectivités, comme les villes de Paris, de Lyon, ou les départements limitrophes, sous condition que ces diverses coîlecti-

i. De Lyon à Arles, v. infra.

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vîtes réaliseront entre elles un accord, soit pour la construction, soit pour l'exploitation. Elle insiste sur Tintérêt national qui s'attache à ce problème, avant l'ouverture des négociations de paix ».

Le 29 août 4918, la Commission adopta à Tunanimité le vœu suivant : « La Commission, posant en principe que le problème de l'aménagement du Rhône constitue un tout^intangible qui « ne peut, dans aucun cas, être mutilé par l'octroi de concessions à des intérêts particuliers, ou à une collectivité agissant isolément, décide : 4° D'inviter l'Etat à faire procéder d'urgence à la mise au point du programme complet de l'aménagement du Rhône, au triple point de vue de la navigation, de l'irrigation et des forces motrices, ce programme devant être réalisé par étapes intéressant à la fois, dans chaque étapeet dans les diverses^ fractions du fleuve, les diverses phases de l'aménagement. 2^ De constituer entre les collectivités intéressées (Départements, villes, Chambres de commerce, etc.) un groupement destiné à résoudre financièrement le problème, avec le concours de l'Etat. 3"* De réserver d'abord au a périmètre de l'aménagement du Rhône » les forces motrices indispensables à soft coniplet développement économique. 4® De faire connaître la délibération du gouvernement par une délégation composée de représentants de tous les départements intéressés à l'aménagement du Rhône, au triple point de vue de la navigation, des forces motrices et de l'irrigation ».

Au cours des discussions, M. Herriot, le 16 juin 4947, revint sur son opinion précédente favorable au barrage unique de Génissiat, en raison des diflicultés techniques et financières, et se rattacha à la .solution de Malpertuis, sous cette réserve qu'aucune concession ne soit accordée sans que le demandeur en concession ait pris des engagements formels en faveur de la navigation. Peut-être les événements postérieurs, tels que l'arbitrage Zûrcher dont nous reparlerons, et les sondages en cours, le feront-ils revenir à sa première opinion.

146. Puissance hydraiilique obtenue d'après les divers projets. — En ce qui concerne la puissance hydraulique obtenue avec les trois projets, barrage unique, barrage double, ou dérivation Maillet, nous avons vu ce qu'elle serait. Les chiffres ne sont pas identiques, ils sont cependant du même ordre. Les trois projets tendent à obtenir, dans la mesure de ce qui est possible, l'utilisation intégrale Ue la puissance hydraulique du fleuve et de la chute. De légères variantes peuvent être obtenues, en augmentant, par exemple, la longueur de la dérivation, ou la section du tunnel Maillet, et nous avons vu que le dernier projet Maillet avait dû, sur la demande du gouver-

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nement, diminaer quelque peu la hauteur de la chute. M. Bernier, président de la Chambre de commerce de Bourg, dans son rapport du i9 décembre 1916, a estimé les deux projets Harlé- Blondel-Mâhl et Boissonnas-Pianche comme équivalents et pouvant donner environ 100.000 HP en période d'étiage, 200.000 à 250.000 HP en eaux moyennes, et 340.000 HP en périodes de crues*. D'autre part, M. Maillet pense obtenir, avec l'avantage d'une puissance constante ou de faible variation, dans son dernier projet, avec une chute de 78 mètres, une puissance variant de 100.000 à 140.000 kilowatts, soit 135.000 à 189.000 HP.

CoU 33S.

A. Barrage de Bellegarde.

B. Barrage de Malpertuis. '^

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