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CHAPITRE XVII

Section L — IMPORTANCE DISTINCTE DE CETTE PARTIE DU FLEUVE

163. Abaissement du fret pour les transports français par la voie navigable de Lyon à la mer. — Le Rhône, de Lyon à la mer, présente une importance d'une nature spéciale. Evidemment, cette partie de fleuve

226 ETUDE TECHNIQUE DES PROJETS D AAIÉMAGICMEN Tl

profitera de ce que le Rhône formera quelque jour une grande artère internationale raccordée au Rhin par la Suisse. Mais en outre, et dès maintenant, elle forme une artère fluviale de pénétration intérieure extrêmement importante. Sur cette voie navigable, comme sur les autres, il y a un intérêt majeur, pour le commerce, à ce que le prix de transport de la toûne kilométrique soit abaissé. M. J. Goignet, alors vice-président, actuellement président de la Chambre de commerce de Lyon, et, en outre, président du Comité franco-suisse du Haut- Rhône, a présenté, le iO juin 1909, à la Chambre de commerce, un rapport dans lequel il étudie la question, et que nous allons résumer : Sur les canaux et rivières canalisées, en France, et pour de grandes distances, pour les marchandises lourdes, le fret, non compris le chargement et le déchargement, descend parfois à fr. 011 par tonne et par kilomètre; la moyenne est de fr. 014. Sur le Rhône, de Lyon a Marseille, un des plus bas prix de la Compagnie de Navigation est de 9 francs par tonne, soit, pour 300 kilomètres, fr. 0236 par tonne-kilomètre. Avec le canal Arles-Marseille, si le prix de fr. 023 est maintenu, le prix de transport de la tonne sera abaissé à 8 fr. 37. Avec un canal latéral, et sur le trajet de 347 kilomètres de Lyx)n à Marseille, on peut espérer un fret de fr. 012 par tonne-kilomètre. Le fret tomberait donc à 4 fr. 16, soit, en comparant aux 8 fr. 37 dont nous venons de parler, une économie de plus de 4 francs. Dans son rapport sur le projet de canal latéral, M. Armand n'a admis qu'une économie de 2 fr. 96, mais, outre certaines divergences dans les chiffres de base, il ne fait son calcul que sur le trajet Lyon- Arles, sans teni^ compte de Téconomie résultant du canal Arles-Marseille. En 1910, le Conseil général des ponts et chaussées évaluait l'économie à 2 fr. 31, en partant d'un fret par le Rhône actuel évalué à 5 fr. 66, ce qui ne correspond pas à la réalité.

Les calculs ci-dessus sont fondés sur l'hypothèse que l'Etat ferait le canal et le mettrait gratuitement à la disposition du commerce, conformément à l'usage actuel.

Section II. — PROJETS D'AMÉNAGEMENT DU RHONE DE LYON A LA MER

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