RÉSULTAT GÉNÉRAL
« Il résulte de ce qui vient d'être exposé :
1" Qu'on peut économiser la moitié des combustibles, em-
' L'extraction se faisait à l'aide de deux machines hydrauliques à chapelet, mises en mouvement par des chevaux.
- On y consomme environ 108 livres de charbon de terre pour former un quintal de sel.
ployés jusqu'à présent à la formation du sel marins, dans toutes les Salines de la République.
2" Que les 42,000 cordes de bois, annuellement affectées aux trois Salines de la Meurthe, brûlées avec soin dans des fourneaux convenables, suffisent à la formation de 840,000 quintaux de sel, en employant des eaux graduées à 21 ou 22 degrés de salure.
« 3^ Que toutes les eaux salées de salins, réunies et conduites sans perte à la saline de chaux, située au milieu des forêts, pourraient en produire 150,000 quintaux, en ne consommant que 800 cordes environ.
ft 4° Que les eaux salées de Mont-Morot peuvent annuellement fournir 26,250 quintaux de sel, en n'employant que celles des puits du Cornot et du Saloir, et conséquemment en abondonnant celles du puits de Lons-le-SauInier, dont la salure n'est que d'un degré et demi ; ce qui dispenserait de la construction d'un nouveau bâtiment de graduation, objet d'une dépense assez considérable, et si peu utile dans un local où il n'y a point de bois, et où le charbon de terre revient à près de cent sous le quintal.
« 5° Que les Salines du Mont-Blanc, du Jura, du Doubs et de la Meurthe peuvent fournir annuellement 50,000 à 60,000 quintaux de soude semblable à celle du commerce.
« 6° Et qu'enfin il serait possible d'établir des ateliers de sel ammoniac dans les Salines, en employant les eaux mères, ou muires grasses, après en avoir retiré le sulfate de soude, ce qui produirait un bénéfice très considérable. »
Ces suggestions ont-elles été mises en pratique? Et lorsqu'on en a réalisé l'une ou l'autre s'inspira-t-on des recherches du citoyen Nicolas ? — Seule une investigation dépassant de beaucoup le cadre de notre travail pourrait résoudre ce problème.
Nous avons parlé, plus haut, des fournitures de sel que la France devait faire à différents cantons suisses. Il y avait, en effet, de très anciennes conventions, renouvelées régulièrement, qui assuraient aux membres du Corps helvétique le sel nécessaire aux différents usages.
Voici quelles étaient ces différentes conventions, au moment où éclata la Révolution, i
' Archives nationales. D VI, 4.
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