On trouvera le texte des traités à l'Appendice
diter à Hué un chargé d'affaires. Par rétablissement de douanes dans les ports ouverts, nous pouvions nous acquitter envers l'Espagne de la dette que l'Annani avait contractée envers elle et pour laquelle nous nous étions substitués à cet État. Tous les Européens pouvaient résider et acquérir dans les trois villes ouvertes. Des agents français avaient mission d'y veiller sur les Européens; une juridiction absolue sur tous les étrangers leur était reconnue; une force de cent hommes devait les assister. Enfin il était interdit au roi Tu-Duc, en cas de révolte ou de troubles intérieurs, de recourir à une autre4 puissance que la France. Do notre côté, nous avions l'obligation de lui livrer cinq vapeurs de 500 chevaux, 100 canons et 1,000 fusils à tabatière. Telle était l'économie générale des traités.
Montrer d'abord que cas traités, qui portent la peine de notre faiblesse au lendemain de la guerre de 1870, sont absolument défectueux; qu'ils n'ont point répondu et
ne pouvaient point répondre à l'objet qu'on avait en vue, ni à l'égard de l'Annam, ni à l'égard des autres puissances; montrer comment les clauses principales en sont abrogées de fait et comment, sous certains rapports, nous paraissons être rentrés dans une période vague, analogue à celle qui a duré de 1867 à 1874, alors que nous occupions trois provinces sans qu'aucun traité fût venu consacrer légalement notre possession; — examiner ensuite les moyens de remédier à cette situation, qui ne saurait durer plus longtemps sans compromettre les intérêts de la France dans l'extrême Orient et l'honneur de son drapeau : tel est le double objet de cette étude.