‹ La question du vase de sangChapitre 64 sur 101 · Je publierai le teite de ce chapitre · texte numérisé non relu

Je publierai le teite de ce chapitre

il a osé franchir le seuil de Téglise ; enfin, rebelle à la voix du prêtre son pasteur, il a refusé de payer les dîmes de son église. Ou le renvoie dans sa paroisse , afin qu'il acquitte ses dettes et se réconcilie avec son curé*. Souvent, en effet, les frères de Boc^Amadour conseillaient le retour aux pèlerins bruyants comme à ceux dont la guérison se faisait longtemps attendre : Virlulum operalriXj disaient-ils , repatriantibus crebro virtutes operalur^.

Souvent Tassistance s'émeut à la vue d'un malade, et l'on prie en commun. Un jour on annonce au prince de Lorraine , qui se trouvait à Boc-Amadour, qu'une troupe de chevaliers approche du village : il va à leur rencontre. Au milieu d'eux, une pauvre femme attire son attention ; ému de Tétat déplorable où elle se trouve, il descend de cheval, et, soutenant le bras qu'elle avait malade , il la conduit à l'église ; là il s'at;enouille , demande les prières de tous , et élève vers l'autel le bras de la suppliante, ne voulant se retirer qu'après sa guérison '.

Aux grandes fêtes, des villages entiers du voisinage viennent, sous la conduite de leur curé, entendre Toffice divin et recevoir solennellement la communion*. Mais ce ne sont pas seulement les gens de la Gaule méridionale qu*on voit accourir; les récits des miracles propagent au loin le nom de Boc-Amadour, et l'aspect sauvage et pittoresque du site ajoute encore à sa renommée *. On vient des provinces du Nord, de la Belgique, de l'Angleterre ou de l'Allemagne *, comme de l'Italie; même à Saint- Jcan-d'Acre on invoque Notre-Dame de Boc-Amadour'; et, chose digne de remarque, lorsqu^à Jérusalem un malade a vainement

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