II, 24. Ce chapitre sera publié
4. Re pouvant plu» ouvrir la main qui tenait Targent volé, le coupeur de bourses, effrayé, demande conseil à un chevalier qu*il rencontre ; pour le guérir, le chevalier le pend avec les rênes de son cheval (III, 7).
5. I, 24. Ce trait appartient à Hardouin de Maillé, qui paya sa mauvaise action du mal des ardents; atteint d'abord au pied dont il avait frappé le pèlerin, il se le fit couper, mais le mal s*empara de Tautre jambe.
ïy laisser mourir de faim, puis apprenant que^ délivré de ses chaînes par la miséricorde de la Vierge, nous dit Fauteur, il sV promène librement, le tyran fait creuser un tombeau dans la prison , le fait entourer d'un mur épais , et le patient , pieds et poings liés, une chaîne au cou, est enfermé dans le sépulcre où ne pénètre que la quantité d'air indispensable à sa vie * .
Heureuse et salutaire protection , il faut le dire, que celle que pouvait étendre sur les plus faibles, en ces temps de barbarie, la crainte du châtiment céleste !
Mais à côté du mal , on peut , comme en toutes choses , trouver le bien ; l'oppression et les vexations n'accompagnaieut pas toujours les rapports qu'avait le peuple avec les seigneurs. Une femme de Bodez, couverte de blessures hideuses , est lâchement chassée et abandonnée des siens ; elle est recueillie chez un chevalier dont les soins lui rendent la vie *.
Ce n'est pas chose rare que de voir les nobles se vouer à la guérison des malades. Dans les environs de Troyes , le vicomte Eudes de Faveretes, n'obéissant qu'à des sentiments de charité , donnait tous ses soins à ceux qui les lui demandaient ; et lorsque la maladie ou bien une opération lui semblait présenter quelque danger de mort, il déclarait simplement au malade que l'heure était venue de songer à la vie éternelle, et l'y exhortait *.
Je détache de cette longue suite de miracles un touchant récit (jue je cite dès maintenant, gracieux tableau d'intimité conjugale que vient bientôt assombrir une aventure tragique. Amour, jalousie, suicide, il y a là une histoire qu'on a souvent entendue ; mais au douzième siècle , bien que les exemples de mort volontaire soient assez fréquents, je ne crois pas qu'en dehors des romans on trouve beaucoup de suicides par amour*. Voici donc ce chapitre assez curieux, où l'auteur a visé de son mieux à l'élégance :
(( Miles quidam cum uxore sua quam plurimum diligebat jocabatur^