‹ La question du vase de sangChapitre 8 sur 101 · Paris, Durand, in-8* de 32 pp · texte numérisé non relu

Paris, Durand, in-8* de 32 pp

7. Revue belge publiée par M. van der Haeghen, t. VII, p: 263-292. Je n'ai pas pu me procurer ce travail.

toutes ces questions, M. Edmond de I'HerviIiers>. Un ecclésiastique romain a aussi fait paraître à Paris une réponse au livre du P. de Buck, sous ce titre : De phialà cruentà disquisitio Archangeli Sconaroiglio'. Cet ouvrage se divise en deux parties : dans la première, qui est très-courte, l'auteur pose ses principes et établit quelques faits; il essaye par exemple de déterminer le nombre de la population de Rome et celui des martyrs chrétiens ; il rappelle aussi la cruauté des supplices dont ces martyrs furent victimes. Dans la seconde partie, il s'attache à réfuter l'un après Tautre les arguments que le P. de Buck avait apportés pour soutenir sa thèse. Je crois que ni dans l'une ni dans l'autre partie cet auteur n'a atteint son but. Beaucoup de mots, peu de faits^ voilà, et je ne crois commettre en parlant ainsi aucune injustice, le résumé de ce gros livre. Nous verrons, quand l'occasion s'en présentera, la valeur des thèses de M. Sconamiglio. Je vais seulement ajouter à ce que je viens de dire de son livre la citation du jugement qu'en a porté le plus récent des auteurs qui se soient occupés ex-professo du vase de sang. <( Partout, dit M. Kraus^, ce travail manque de » méthode ; quoique l'auteur prenne principalement à partie l'anonyme bruxel- T> lois, il en passe sous silence les objections les plus graves. D'ailleurs il » diminue nécessairement l'effet qu'auraient pu produire les preuves, par les » injures et les qualifications d'hérétique qu'il prodigue au jésuite belge, dès les » premières pages. Le sujet, tel que M. Sconamiglio l'a traité, pouvait difficile- » ment trouver un moins heureux apologiste. »

Le' mémoire du D' Kraus dont j'ai extrait ce jugement a un caractère beaucoup plus méthodique, et montre une connaissance approfondie de tout ce qui a été écrit jusqu'à présent sur les vases de sang. J'aurai des réserves à faire sur la solution singulière qu'il propose; mais, quoi qu'il en soit, je pense avec de bons juges qu'on ne pourra désormais écrire sur ce sujet sans tenir compte de cet important travail 4. Ce mémoire est divisé en sept parties, dont voici les titres : I. Introduction et histoire de la controverse. IL Y a-t-il une tradition authentique de la signification des vases de sang? III. De la découverte des ampouUes de sang en général, et du contenu de ces vases. IV. La théorie et la pratique romaine; ses motifs. V. Les difficultés. VI. Hypothèse de M. Le Blant. VII. Destination des fioles de sang. Conclusion. Vient ensuite un appendice contenant des notes sur différents sujets. La conclusion de cet ouvrage est tout à fait favorable à la pratique actuelle; les arguments employés sont presque toujours

1. Février 1864, p. 100. M. de TH. en avait déjà dit quelques mots dans les Annales de la charitéy 1859, p. 435 et suiv.

Page 1