‹ La question ecclésiastique en 1877Chapitre 4 sur 6 · partie belle, grâce au malentendu le plus étrange · texte numérisé non relu

partie belle, grâce au malentendu le plus étrange

le plus prodigieux, dirai-je, quand on a les meilleures raisons pour être bien informé. Nous le repoussons de toute notre énergie, cet individualisme-là. Je ne sais dans quelle cervelle étroite on l'a trouvé ; ce n'est ni dans nos Eglises ni dans leurs sœurs de Suisse, d'Angleterre, d'Ecosse ou d'Amérique *.

L'individualisme que nous avons toujours défendu, c'est la tendance qui, partant de ce principe que la religion est avant tout un rapport personnel de l'homme avec Dieu, cherche à faciliter cette relation personnelle, entravée sans cesse par la fausse autorité qui s'interpose entre l'âme et son Père céleste. La fausse autorité étouffe l'individualité en accordant un pouvoir excessif à la société religieuse. Celle-ci, quand elle dépasse ses droits, impose à l'individu sa croyance et sa pratique, ou plutôt le dispense le plus possible de croire, de vouloir par lui-même, pourvu qu'il se conforme à ses rites et surtout se soumette à son pouvoir.

Voilà le système que repousse l'individualisme comme le plus mortel pour l'âme, comme le plus propre à blanchir des sépulcres et à développer de dangereuses fictions. Il le repousse non-seulement sous sa forme la plus exagérée dans la religion du Syllabus, mais encore dans le nationalisme religieux qu'on appelle aussi du nom barbare de mul-

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