‹ La question italienne en 1859Chapitre 13 sur 18 · SOS · texte numérisé non relu

SOS

laïques.

TRAITEMENT annuel touché par les

ecdésiast.

écus.

laïques.

écus.

OBSER- VATIONS.

' Observations: A. Le ministère de la seorétairerie d'État compte, parmi les 14 ecclésiastiques employés, les 11 nonces ou représentants du Saint-Siège à l'étranger, lesquels reçoivent un traitement annuel de 96,900 écus. Du reste, ce ministère tout enlier prélève ses dépenses sur le revenu des &icrés Palais apostoliques, c'est-à-dire sur ce qu'on appelle ailleurs la Liste civile. Ce revenu, qui n'est que de 1,600,000 écus par au, suffit néanmoins aux dépenses personnelles de Sa Sainteté , à celles du Sacré Collège des cardinaux et des nonces apostoliques, aux dépenses des diverses congrégations ecclésiastique», des chapelles et des fonctions sacrées, à Tentretien des palais apostoliques et de leurs dépendances, à l'entretien des façades des basiliques et de l'église du Panthéon, aux frais des musées, des bibliothèiques et des galeries poutilicales, à la solde de la garde noble, de Ja garde du palais, de la garde suisse, à la solde, aux gratifications et aux pensions des domestiques, etc., etc.

fi. Dans les 278 ecclésiastiques sont cojnpris 179 chapelains ou prêtres attachés exclusivement au culte dans les prisons, dans les maisons de correction, etc.

. C. Non compris les professeurs des universitétf, des lycées, des gymnases, etc., qui sont, en majorité, laïques. ; p. Mon compris les cantonniers des routes et autres journaliers, ni les employés des impôts affermés.

£. Non compris les militaires qui composent Tarmée active, et dont le nombre monte à plus de 16,000.

Conclusion. Si donc on retranche les 179 chapelains attachés au

colle, il ne reste plas que 1 24 ecclésiastiques employés dans Tad* ministration de TÉtat, contre 6,854 laïques qui occupent des emplois civils. Quant aux traitements annuels, il faut retrancher du chiffre total indiqué pour les ecclésiastiques la somme prélevée par la se* crétairerie d*État, puisqu'elle est prise sur les revenus des SS. PP. AA. Ainsi il ne reste au compte du Trésor que le simple chiffre de 124,255 écus (environ 670,000 fr.), consacrés à rémunérer les ecclésiastiques employés dans Tadministration, contre 1,499,747 écus (environ 8,000,000 de fr.) destinés aux employés laïques.

Mais s'il y a si peu d'ecclésiastiques revêtus de charges civiles, si la somme tirée pour eux du trésor public est si faible, il ne faut pas croire que petit soit le nombre des laïques jouissant d'emplois pour ainsi dire ecclésiastiques, ni petite la somme qu'ils perçoivent pour cela, quoiqu'elle ne soit pas prise sur le trésor public. Nous voulons parler des dix-sept congrégations ou tribunaux purement ecclésiastiques qui sont les organes du Suint-Père pour les affaires purement ecclésiastiques du monde catholique, et qui sont entretenues au moyen d'un argent qui ne provient pas des finances de l'État. Il y a dans ces congrégations 317 laïques employés à côté de 158 ecclésiastiques, c'esl-à*dire deux laïques contre un ecclésiastique, et cette proportion reste à peu près la même pour la somme des traitements, car ceux des ecclésiastiques montent à un total de 38,148 écus, et ceux des laïques à 61,846 écus.

En présence de ces faits, peut-on dire qu'il y a monopole en faveur des ecclésiastiques, puisque ceux-ci occupent à peine 1 emploi civil sur 53, et qu'ils ne touchent guère que 1 écu sur 114 qui se dépensent dans tout l'État ? La dépense annuelle est, en effet, d'environ 14 millions d'écus. Il y a quelque chose de plus si l'on considère en même temps ces deux sommes, savoir : celle qui est assignée sur les revenus des SS. PP. AA., et celle qui se compose de tous les traitements touchés par les ecclésiastiques sur le trésor public. Ces deux sommes ne font, en tout, que 724,255 écus. Sur cette somme totale, une grande partie est touchée par des séculiers (officiers delà secrétairerie d'Etat, gardes nobles, garde suisse, garde du palais, custodes, arcliitectes, artistes, domestiques). Supposons que cette partie ne soit que de 224,255 écus par an, chiffre certainement trop faible; il ne

reste donc pins qu'an demi-million d'écus pris sur le tréaor publie pour tous les ecclésiastiques qui ont quelque emploi dans l'État, y compris les cardinaux et les nonces, y compris le Souverain Pontife lui-même. Quel autre État, jouissant d'un égal revenu, pourrait mon* trer une lisie civiU aussi modeste? Et dans les États Pontiûcaux cette somme ne représente pas seulement la liste civilej mais encore les traitements de tous les autres ecclésiastiques employés dans les fonctions publiques. Qu'on cesse donc, devant des faits si éclatants, de répéter ces grands mots : géculuriêation du gouvernement. La sécularisation existe ausssi complète que possible ; celle que demandent les passions politiques ne pourrait être ni aussi discrète ni aussi économique.

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