A PROPOS DU PROCES DE KIEF
I — ABUS FRAUDULEUX DES NOMS DE NN. 88. LE CARDINAL ‘ DE PARIS ET L’ARCHEVEQUE DE LYON
Vienne, le 22 octobre.
tions et consultations de princes de l'Église et de personnalités ecclé- 3 de haut rang niant le meurtre rituel et rẽprouvant la croyance
Au mois de septembre dernier, il s’adressa à S. Em. le cardinal
d' Hornig. évêque de Veszprem, et lui demanda * lettre de lui com-
muniquer, par lettre également, son opinion sur le meurtre rituel « et
le plus tôt possible », car le procès Beillis commençait le 8 octobre.
ui, Sza i, € protestait énergiquement au nom de l'esprit chrétien
contre cette accusation barbare, déclarée fausse par des Bulles ponti-
ficales », et ee encourager Mgr d' Hornig à lui donner l'appréciation
sollicitée, il l’informait que le cardinal de Paris, ainsi que l'archevêque
2 — lui avaient déjà fait connaître leurs sentiments dans le sens mandé.
lettre du prélat hongrois était d'une courtoisie indulgente ue ce Saabolesi ne méritait pas, car il 2 — effrontément à
soin de mettre au courant les deux prélats français. Les réponses iatement envoyées Prouvaient qu'il n’avait pas eu tort de douter
de la véracité du sieur Szabolcsi.
S. Em. le cardinal Amette faisait savoir au prélat hongrois que
jamais de sa vie il n avait émis de protestation contre l'accusation du meurtre rituel et qu il ne possédait Pas, sur cette matière, de connais-
amais, écrivait — à l'archevêque de Lyon, exprimé juif, et je n'ai jamais + 17s 8
Presse ont pour théâtre
pays éloignés de la France, et il ne m'est ja mais venu à l’es-
Re
prit de men Si un journal soutient que j'ai protesté en faveur des juifs, il est l'erreur ; mais s'il a connaissance de la fausseté de son assertion, il ment. 5 Es Ces tions sont publiées par la Reichspost en langue allemande : leurs vénérés auteurs voudront bien excuser la non concordance des textes rétablis sur une traduction. manœuvres donnent une fâcheuse opinion de l’honnêteté de leur auteur. Elles n’en donnent pas une meilleure de ces manifestations universelles qui ne sont seulement importunes et grotesques, mais, à ce qu’il paraît, effrontément truquées. = A. 5
Nous voici au deuxième cas:
Le 7 octobre 1913, Lord Rothschild, de Londres, désireux de servir la cause de ses coreligionnaires à l’occasion du procès de Kief, écrivit à S. E. le Cardinal Merry del Val, Secrétaire d’État de Sa Sainteté, une lettre, où il disait en substance : L'abbé Pranaltis, qui a fait un rapport devant le tribunal de Kief, révoque en doute la lettre d’Innocent IV et la consultation du Cardinal Ganganelli favorables aux Juifs. Votre Eminence voudrait-elle me dire si ces documents sont authenti ues ?
Voici le texte même de la réponse du Card, aal Secrétaire d'Etat, que je trouve dans la « Croix » de Paris du 29 octobre 1913 :