LA GRISE MAROCAINE
b) Interventions coercitives nécessitées par les attentats commis contre les Européens sur le territoire marocain.
Affaire Pouzet (avril-juin 1901). Pour obtenir réparation du meurtre du Français Pouzet, la France doit recourir au (f classique procédé de la démonstration navale » (Doc. n^ H, p. 9), employé par les Américains en 1897, par les Allemands, les Anglais et les Italiens en 1898. — Envoi à Tanger et à Mazagan des croiseurs Polhuau et Du Chayla.
Doc. no» 3, 4, 6, 7, 8, 10, 11, 12, 13, 14, 16 et 77.
« Avant la libération de MM. Perdicaris et Varley, les Européens habitant la plage de Tanger avaient, par une pétition, manifesté au corps diplomatique de vives inquiétudes quant à la sûreté de leur quartier. Une nouvelle pétition, exclusivement anglaise et adressée à Lord Lansdowne, circule en ville depuis deux jours. Les signataires .... expriment Topinion que la vie et les biens des sujets anglais ne sont plus en sûreté à Tanger et n'y seraient pas aussi longtemps que les autorités marocaines n'auraient pas prouvé qu'elles ont la volonté et le pouvoir de punir les actes illégaux commis contre les chrétiens. Ils demandent une protection contre la population d'un pays où régnent l'illégalité et le désordre. La proximité de Gibraltar ne leur paraissant pas une garantie suffisante^ ils concluent à ce qu'une partie de la flotte anglaise de la Méditerranée vienne stationner devant Tanger.
D'autre part, le ministre d'Italie agissant comme doyen du corps diplomatique, à l'instigation de plusieurs de ses collègues, a fait hier une démarche auprès de Si Torrès pour lui signaler les raisons qui justifient l'inquiétude générale... »
{M. Saint-René Taillandier à M. Delcassé, 2 juillet 1904.) Doc. no i78, p. 157.
Troubles à Laraclie (octobre 190i). — A la requête même des colons européens, le ministre de France à Tanger a prié le commandant du Kléber d'envoyer le L«now à Larache. « Sir A. Nicholson ne m*a pas caché, qu'à défaut du Linoù^ la Diana serait partie pour Larache. »
(M. Saini-JRené Taillandier à M. Delcaué, 29 octobre 1904. ^
Doc. n«199, p. i7i.
Retentissement des troubles marocains sur les colonies limitrophes et insécurité croissante de ces colonies.
Sur ce point : Voir 2« Parlie, chapitre I.
BEUXIÉIHË PARTIE