CAUSES ET CONDITIONS DE LACTION FRANÇAISE AU MAROC
ordres du Sultan (Autorisations données par le préfet d'Oran, sous condition de désarmement à la frontière).
Doc. n» 59, p. 67.
Le Qaïd des Béni Ourimèche, dont le Prétendant avait mis la tète à prix, se réfugie sur notre territoire, le 10 avril, avec sa suite. Désar-» mement par les soins des autorités de Marnia. — Moulay-Arafa et Tamel d'Oudjda arrivent à Marnia le 13 avril.
Septembre 4903. — Des partisans du Prétendant se sont réfugiés sur le territoire algérien. Ils ont été invités à se rendre dans des tribus éloignées de la frontière, et ont obéi à cet ordre.
Doc. n» 124, p. 107.
Octobre 1904. — A raison de l'anarchie qui règne dans la région, le représentant du Sultan à Oudjda demande pour certaines tribus marocaines (Mehaia et Angad) Tautorisation d'envoyer leurs troupeaux sur notre territoire. Sans attendre cette autorisation, deux groupes de 246 et 337 tentes ont franchi la frontière. Les autorités françaises accueillent ces tribus pour éviter d'augmenter le nombre des partisans du Rogui en les refoulant au Maroc, mais provisoirement, l'installation de ces tribus pouvant être préjudiciable à nos sujets algériens, à raison de la pénurie des pâturages.
Doc. D" 193, 197, pp. 167, 170.
Novembre 490 A. — Assignation aux tribus marocaines de territoires
relativement éloignés de la frontière. Un certain nombre de tentes
repassent la frontière.
Doc. n« 201, p. 172.
Janvier 490*^. — Le délégué chérifien El Hadjoui a demandé l'autorisation d'envoyer dans la région du Cholt-Gharbi 60 tentes et une centaine de troupeaux, à raison de l'insuffisance des pâturages aux abords d'Oudjda (autorisation accordée sous réserves).
Doc. n« 218, p. 192.
Avril-Mai 1905. — 45 tentes de Marocains fidèles au Makhzen se sont réfugiées en Algérie (cercle de Marnia)
pour échapper aux déprédations du Rogui. Ces tentes, qui ont été installées en un point assez éloigné de la frontière, « augmentent encore le nombre des sujets du Sultan auxquels nous donnons asile, non sans détriment pour nos populations de TOuest ». Les tribus indigènes d'Algérie ont déjà des territoires de parcours insuffisants par suite de la sécheresse.
{M. Jonnari à di, Delcassé, i" mai 1905.) Doc. n» 250, p. 217.
Octobre 1905. — Télégramme reçu à la division d'Oran du cercle de Marnia: « Ai été obligé en raison panique extrême laisser entrer déjà doux cent vingt tentes marocaines avec tous leurs biens. Demain cent vingt autres entreront... »
Doc. n» 354, p. 311.
§ 1. — Inséearité de la frontière aluéro-niaroeaiiie.
Les territoires français qui confinent au Maroc, du littoral oranais aux oasis sahariennes, sont incessamment exposés aux agressions et aux razzias des gens de TOuest. L'insécurité de nos confins s'est encore accrue depuis quelques années, à la faveur de l'anarchie croissante de TEmpire chérifien.
a) Insécurité de la frontière algéro marocaine. Les faits.
1901. — Agression du poste de Timmimoun par un millier de Beraber venus du Tatilelt.
(M. Delcassé à M. Revoit, 3 mars 1901.) Doc. no 1, p. J.
CAUSES BT CONDITIONS DB l' ACTION FRANQAISB AU MAROC 23
19 janvier 190^. — Assassinat des capitaines Gratien et de Gressin, du 1®' régiment élranger, dans les contreforts sud du Djebel Beni-Smir, par des dissidents des Amour, de l'entourage de l'agitateur Bou-Amama.
Doc. no 25, p. 31.
Décembre i902'Janvier 1903. — Goups de main répétés dirigés contre les Français et contre les tribus soumises à la France (Doui-Menia ralliés) par les gens de TOuest, dans la région de la Zousfana : attaques de caravanes, agressions individuelles, vols de chameaux. La région de la Zousfana « constitue aujourd'hui un véritable Bled-' Siba français ».
{Rapport de M. Revoit à M. Delcassé, 9 février 1903.) Doc. n» 44, pp. 57 et 58,
février 4903, — Enlèvement du douar d'Oulad-Djerra par une
forte troupe de Beraber.
Doc. no 46, p. 60.
Attaque et pillage d'un convoi libre d*indigènes Amour par une harka de l'Ouest, qui fait filer ses prises par un col du Béchar.
Doc. n* 47, p. 61.
Février Mars 1903. — Nombreux méfaits commis par les gens de rOuest sur le territoire de l'Annexe de Taghit. — Attaques contre des caravanes du Tafilelt par des partisans de Bou Amama.
Doc. a» 48, p. 62.
Mars 1903. — Attaque d'un convoi du génie entre Qçar el Azoudj et Fendi (Zousfana) : huit tués et six blésses .
Doc. no» 54 et 67, pp. 64 et 72.
Mars-Avrit 4903, — Nombreux attentats sur les confins du sudouest algérien : attaques contre nos postes et convois, razzias de bé-
' ' Doc. n» 69, pp. 74-75. — Doc. n» 67, p. 71.
5 mai 1903. — Enlèvement d un convoi libre par une harka d'un millier d'hommes, sur la rive gauche de la Zousfana: 25 morts et 15 blessés.
Doc. n« 68, p. 72.
24 PEUXIÂME PAKTIE. — GHAPimB PREMIER
Mai 1903. — Attentat du coi de Zenaga contre le gouverneur général d'Algérie, M. Jonnart, et contre les troupes françaises.
Doc. n»» 79, 80, 83, 84, pp. 82-85.
Juillet 1903. — Fréquents vols de moutons et de chameaux. Attentats contre des courriers.
Au Tafilelt, les Beraber ont repris les hostilités contre nous. Une forte harka a eu deux rencontres successives avec la section de garde de la compagnie du Touat et avec le chef de Tannexe de Béni Abbès, commandant 45 mokhzanis et 4t méharistes. Pertes des contingents français dans ces deux rencontres : 28 tués, 25 blessés et i prisonnier.
(Rapport Jonnart du 14 août 1903 ) Doc. n» 113, p. 102.
17-19 août 1903. — Combats successifs entre Taghit et Berrebi. Attaque des Beni-Gonmi par une forte harka. Les Doui-Menia soumis, les Qçouriens de Berrebi et les gens de Taghit ont aidé les contingents français à repousser la harka. Pertes relativement faibles.
Doc. no» 114 et 115, p. 103.
3 septembre 1903. — Attaque contre le 2« peloton de la compagnie montée du 2^ étranger près d'Ël Moungar. 37 tués, 47 blessés.
D'après renseignements ultérieurs, l'attaque contre Taghit a été menée par une véritable petite armée, comprenant 4.000 combattants.
Sur le caractère de cette attaque, voir Doc. n» 125, p. 108.
26 septembre 4903, — Engagement entre spahis et Amour dissidents après razzia de bétail.
Doc. no 128, p. 110.
7 décembre 1903. — Un spahi en faction mortellement blessé par deux rôdeurs au poste deBen-Zireg.
Doc. n» 136, p. 117.